Licenciements chez Molex : le ministère du Travail a-t-il été impartial ?

Autre sujet d’interrogation concernant Eric de Sérigny : sa participation comme « senior advisor », depuis juin 2009, auprès de la société en investissement financier «Athéma », une « société par actions simplifiée (SAS) unipersonnelle », au capital de 1 million 500 mille euros, dont le siège se trouve 3 rue Paul Cézanne dans le huitième arrondissement de Paris :

Parmi les dossiers traités par Athéma : une collaboration avec le cabinet d’avocats Mayer-Brown, qui conseille les dirigeants de Molex , dont l’usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), qui employait 283 salariés, a fermé fin septembre 2009, après 11 mois de lutte du personnel .

Le 15 septembre 2009, le fonds d’investissement américain HIG a signé une reprise partielle de l’activité de l’usine , s’engageant à réintégrer entre 20 et 60 salariés. Molex a accepté de verser 5,4 millions d’euros pour réindustrialiser le site, tandis que l’Etat français garantissait 6,6 millions d’euros de prêts destinés au financement d’investissements et à la poursuite de l’activité. « Cette issue favorable a été rendue possible par l’effort de chacun et la grande complémentarité entre Athéma et le cabinet d’avocats Mayer Brown, conseil juridique de Molex » , explique le site internet d’Athéma.

Mais pour les salariés de Molex, ces licenciements ne sont pas justifiés économiquement . Selon eux, la direction n’a pas agi en toute transparence vis-à-vis du comité d’entreprise.

C’est ce que conclut également l’Inspection du Travail, le 18 décembre 2009, annulant le licenciement pour motif économique des 28 salariés dits « protégés » du comité d’entreprise Molex, considérant que « le motif économique invoqué n’est pas démontré » , et que la direction de Molex « n’a pas fourni des informations loyales et complètes » , tenant des réunions « dans le courant de l’été 2008 (…) avec les membres de l’encadrement, sauf ceux du comité d’entreprise ».

> Voir un extrait de la décision de l’inspectrice du Travail qui refuse l’autorisation de licenciement « pour motif économique » des représentants des salariés de Molex, le 18 décembre 2009 . Dans le cas présent, il s’agit de Denis Parise, secrétaire (CGT) du Comité d’entreprise de Molex.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.