ibrahimovic sort le psg d'un mauvais pas contre nancy
ibrahimovic sort le psg d'un mauvais pas contre nancy © reuters

PARIS (Reuters) - En inscrivant deux buts en l'espace de quatre minutes, Zlatan Ibrahimovic a sorti samedi après-midi le Paris Saint-Germain d'un mauvais pas contre Nancy et démontré que le leader de la Ligue 1 pouvait aussi battre les équipes les plus modestes (2-1).

Ridiculisé en quinze jours d'intervalle par Sochaux et Reims, le PSG se dirigeait vers une nouvelle déroute après l'ouverture du score de Benjamin Moukandjo (36e), mais s'est ressaisi à temps grâce à sa star suédoise (59e, 62e).

"Ibra" a manqué plusieurs de ses duels contre le gardien nancéien Damien Grégorini, notamment à la 48e minute, avant de trouver la solution sur une passe de Jérémy Ménez (59e).

Sur son deuxième but, il a largement profité de l'étourderie du gardien adverse, sorti de ses cages de façon hasardeuse. Lancé par Marco Verratti, Zlatan Ibrahimovic a alors évité Grégorini et poussé le ballon dans les filets vides.

Il en est désormais à 24 réalisations en championnat depuis son arrivée à Paris et continue à survoler le classement des buteurs devant le Stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang (16).

Jusqu'à ce doublé providentiel, le PSG faisait grise mine. Et semblait à nouveau subir les effets du "théorème de Leonardo" qui désigne, selon le directeur sportif parisien, cette incapacité à faire chavirer les petites équipes.

CONTRECOUP DE VALENCE

En dépit du soleil qui baignait la capitale, le début d'après-midi était d'autant plus morose pour le PSG que le Brésilien Lucas, victime d'un mauvais coup à la cheville, avait dû céder sa place à Jérémy Ménez à la pause.

En fin de match, Zlatan Ibrahimovic lui-même, pourtant rarement blessé, a grimacé après un choc. Et quelques minutes plus tard, les Parisiens ont failli payer leur relâchement sur une frappe de Florent Zitte qui a fini sur le poteau.

L'entraîneur Carlo Ancelotti avait prévenu la veille que ses joueurs risquaient de subir le contrecoup de la Ligue des champions, trois jours après leur match 1-1 contre Valence, synonyme de qualification pour les quarts de finale.

Il avait d'autant plus de raisons de craindre ce match que Nancy fait figure de bête noire pour le PSG au Parc des Princes en Ligue 1. Avant le coup d'envoi, les Lorrains avaient gagné dix fois, contre seulement huit pour les locaux.

De quoi faire peur à Blaise Matuidi et ses coéquipiers ? "Bien sûr", a répondu le gardien Salvatore Sirigu, soulagé au micro de Canal + après le coup de sifflet final.

"Il faut prendre les matches avec la juste attitude. Nancy a fait un grand match ce soir mais heureusement, on a bien réagi", a-t-il ajouté.

"Si les choses sont déjà écrites d'avance, ce ne serait pas un sport aussi beau. Notre avenir, c'est à nous de l'écrire."

Grâce à Ibra, les Parisiens ont réussi leur mission du week-end et provisoirement accru leur avance, avec une marge de cinq points sur Lyon en attendant le choc OL-OM en clôture de la 28e journée.

Nancy, avant-dernier en sursis, se complique en revanche les choses dans la lutte pour le maintien en Ligue 1, avec six points de retard sur le premier non relégable, Sochaux

Simon Carraud pour le service français, édité par Olivier Guillemain

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