[scald=37683:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - La recrue estivale du Paris Saint-Germain, Javier Pastore, a prouvé dimanche à tous ceux qui doutaient de sa valeur qu'il est bel et bien un grand joueur en devenir, en délivrant deux passes décisives lors de la victoire de son équipe à Toulouse (3-1).

En cette fin d'après-midi synonyme de quatrième journée de la Ligue 1, deux équipes avaient la possibilité de prendre les commandes du championnat et n'ont pas pu saisir cette opportunité. Toulouse, battu par le PSG mais aussi Saint-Étienne, défait sur la pelouse de Sochaux (2-1).

Avec ces deux résultats conjugués et malgré le faux-pas samedi soir à Lyon de Montpellier, battu 2-1, les hommes de René Girard restent donc seuls en tête du championnat avec neuf points, devant l'OL (8) et Paris (7).

Car l'affiche de cette quatrième journée, programmé à 19h00 GMT entre le champion de France en titre lillois et son dauphin de la saison dernière, Marseille, n'aura aucune incidence sur le haut du classement, sinon psychologique.

Dans la troisième rencontre de la fin d'après-midi, les Rennais se sont fait peur, en menant d'abord 3-0 sur leur pelouse face à Caen, avant d'encaisser deux buts en trois minutes à l'heure de jeu.

Solides en Ligue Europa cette semaine face à l'Étoile rouge de Belgrade (4-0), les Rennais ont rapidement ouvert le score par l'intermédiaire de l'ancien Lensois Abdoulrazak Boukari (5e), sur une tête consécutive à un coup franc tiré par Julien Féret.

À TOULOUSE, UNE MI-TEMPS A TOUT CHANGÉ

Les Bretons ont ensuite corsé l'addition par Jirès Kembo-Ekoko (41e) et Kader Mangane (45e), avant que les Caennais ne s'illustrent par l'intermédiaire de Thomas Heurtaux (58e) et Frédéric Bulot (61e).

De leur côté, les Sochaliens, qui avaient reçu une véritable leçon de football cette semaine en coupe d'Europe en se faisant étriller 4-0 à domicile par le Metalist Kharkov, ont su relever la tête dans leur stade Bonal.

Les Doubistes se sont imposés grâce à un doublé de Ryad Boudebouz (6e et 42e sur penalty). Avant d'encaisser le second but, les Verts avaient égalisé par Pierre-Émerick Aubameyang (35e). Ils ont fini le match à dix, après l'expulsion de Paulao, à la 65e minute.

A Toulouse, c'est une mi-temps qui a tout changé.

Sonnés par une ouverture du score contre le cours du jeu en fin de première mi-temps, par l'intermédiaire de Capoue (39e), les Parisiens ont en effet vite relevé la tête en prenant les commandes du match dès le retour des vestiaires.

Titularisé pour la première fois cette saison en Ligue 1, l'Argentin Javier Pastore a montré qu'il était capable de gestes de génie, à l'image de sa première passe décisive délivrée à Kevin Gameiro.

Idéalement lancé dans la profondeur, dans le bon tempo, l'attaquant parisien a lui aussi fait preuve une nouvelle fois de sa vraie culture de numéro neuf, en lobant le portier toulousain, Ali Ahamada (56e).

La deuxième passe décisive de l'homme le plus cher de l'histoire de la Ligue 1, acheté à 42 millions d'euros, aura été pour Mevlut Erding (90e), pourtant en instance de départ.

Après ce but capital, symbole que le PSG version qatari a du caractère, les Parisiens ont, comme si ça ne suffisait pas pour Toulouse, trouvé une nouvelle fois le chemin des filets à peine trois minutes plus tard grâce à une autre recrue estivale, Jérémy Ménez.

Olivier Guillemain, édité par Grégory Blachier

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