[scald=221205:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Lyon et Marseille se sont mutuellement freinés dimanche dans la course à la Ligue des champions, voire au titre, en Ligue 1 avec un match nul 0-0 sans folie au stade de Gerland en clôture de la 28e journée.

Les deux équipes conservent chacune leur place, la deuxième pour les Lyonnais et la troisième pour les Marseillais, mais perdent du terrain sur le Paris Saint-Germain et aiguisent les ambitions de leurs poursuivants.

Saint-Etienne et Nice, qui a battu Montpellier 2-0 dans l'après-midi, ne sont plus qu'à deux points de l'OM et à cinq de l'OL. Et le PSG a désormais quatre longueurs d'avance avant les dix derniers matches de la saison.

Autant dire que les deux équipes, pourtant habituées à faire le spectacle dans leurs confrontations directes, ont réalisé une mauvaise opération. D'autant plus pour les joueurs de Rémi Garde qui jouaient à domicile et avaient gagné 4-1 à l'aller.

Mais sur leur pelouse, ils n'ont jamais réussi à trouver de solutions, malgré l'association de Bafétimbi Gomis, Lisandro Lopez et Alexandre Lacazette en attaque au coup d'envoi.

"On aurait préféré faire une meilleure opération", a admis Bafétimbi Gomis sur Canal+. "Mais on jouait contre une équipe de l'OM qui jouait son va-tout et qui s'accroche".

"C'était un match de Coupe d'Europe", a estimé l'entraîneur de l'OM, Elie Baup, qui faisait davantage référence au prestige de l'affiche qu'à la qualité du jeu proposé.

Dans l'après-midi, Nice a mis fin à la série de trois victoires consécutives de Montpellier en Ligue 1 grâce à un doublé de l'une de ses jeunes pousses, Stéphane Bahoken (2-0).

Nice sortait lui d'une semaine délicate avec une claque reçue le week-end dernier à Saint-Etienne (4-0) et la suspension jusqu'à la fin de la saison de Valentin Eysseric pour avoir grièvement blessé le Stéphanois Jérémy Clément.

"DÉFAITE LOGIQUE"

"C'est une belle réaction après Saint-Etienne, il était important de montrer que c'était un accident. On montre qu'on peut tenir la route, on est ambitieux dans le jeu", a souligné l'entraîneur Claude Puel en conférence de presse.

Les Aiglons ont pris d'entrée les champions de France à la gorge et ont été récompensés à la 12e minute quand Eric Bauthéac, parti côté gauche, a adressé un centre rasant à Bahoken, qui a trompé de près Geoffrey Jourdren (12e).

Douze minutes plus tard, l'attaquant de 20 ans qui n'avait disputé jusqu'ici que 160 minutes dans l'élite en deux ans s'est offert un doublé en marquant du genou après une frappe de Luigi Bruins repoussée par le poteau gauche de Jourdren.

Le buteur du jour, qui n'avait plus foulé une pelouse de Ligue 1 depuis septembre en raison d'une fracture du péroné puis d'une suspension après son retour en réserve, savourait.

"Deux buts, je suis d'autant plus satisfait que j'ai beaucoup travaillé pour ça. J'avais un peu la pression mais la confiance du coach m'a rassuré", a dit Bahoken.

Assommés par la vitesse de jeu et la qualité technique de Nice, les hommes de René Girard n'ont pas existé au cours de cette rencontre mis à part sur une frappe en deuxième mi-temps de Younès Belhanda repoussée par la barre transversale (86e).

"C'est une défaite logique", a tranché Girard.

"On a eu du mal à se mettre à leur niveau. C'est dommage, j'étais persuadé qu'il y avait quelque chose à faire ce soir mais ils ont été plus déterminés. Si on n'est pas capables de faire un résultat à Nice, on ne peut pas parler d'Europe."

Les Girondins de Bordeaux, qui naviguaient dans les mêmes eaux que Nice ou Saint-Etienne il y a quelques semaines, ont réappris à gagner à domicile contre Bastia (1-0) après quatre revers de rang.

Les Bordelais n'ont réussi à faire craquer la pire défense du championnat (52 buts encaissés) qu'une seule fois, grâce à Cheick Diabaté qui a repris un centre de Fahid Ben Khalfallah (57e).

Appréciation de l'entraîneur Francis Gillot au micro de beIN Sport : "C'est moyen". Bordeaux est neuvième au classement avec 41 points, les Bastiais 14e avec 30 points.

Olivier Guillemain et Simon Carraud, avec Etienne Ballerini à Nice, édité par Grégory Blachier

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