[scald=67001:sdl_editor_representation]par André Assier

LYON (Reuters) - Avec la probable élimination de la Ligue des champions qui se profile, Lyon va tourner une page de son histoire récente, même si le septuple champion de France caresse encore l'espoir d'une hypothétique qualification.

Il faudrait un concours de circonstances incroyable pour que l'OL devance au final l'Ajax Amsterdam dans le groupe D à l'issue de la dernière journée, où Lyon va aller à Zagreb et l'Ajax recevra le Real Madrid.

"Il faudrait un petit miracle dans les deux matches pour qu'on rattrape ces nombreux buts d'écart dans notre 'goal average' général", estime Rémi Garde, l'entraîneur.

"A Zagreb, nous allons jouer un match de Ligue des champions pour le gagner de la manière la plus ample possible par le score. En espérant que dans l'autre match il en soit de même dans le sens inverse. C'est très hypothétique."

Avec une différence de buts défavorable (-4 pour l'OL et + 3 pour l'Ajax), Lyon semble donc condamné à la fin de sa série de huit participations consécutives aux huitièmes de finales.

"Nous avons un pied en Ligue Europa", concède, un poil amer, Hugo Lloris. "Ça va nous enlever des soucis en Ligue des champions."

Ederson tente d'y croire, du bout des lèvres.

"Dans le football, tout est possible", dit le Brésilien. "Nous gardons confiance. Nous savons que ça va être difficile mais nous allons aller à Zagreb pour faire un bon résultat."

ÉCONOMIES

Hugo Lloris, une fois encore, en appelle à l'orgueil de ses troupes.

"Nous avons une image à tenir. Il faudra s'imposer en Croatie. Les miracles sont possibles mais ça risque d'être difficile", dit-il.

"C'est une déception. Lorsqu'on a des ambitions, on se doit de faire beaucoup mieux.

"Nous aurions dû avoir plus d'ambitions dans le jeu et rentrer sur le terrain en étant plus méchants pour aller chercher un résultat."

Une page va probablement se tourner à l'OL.

Il faudra désormais, dans un contexte économique peu évident en général et à l'OL en particulier (28 millions de perte au 30 juin 2011 pour un chiffre d'affaires de 154 millions d'euros), se contenter d'une compétition où les revenus sont moindres : le passage en huitièmes de finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes rapporte autant que la prime réservée au vainqueur de la Ligue Europa - trois millions d'euros.

Lyon pourrait se séparer de plusieurs joueurs de l'équipe professionnelle dès le mois de janvier 2012 pour alléger sa masse salariale, comme annoncé récemment par Jean-Michel Aulas. Le président du club a expliqué devant ses actionnaires qu'il devait vendre "deux cadres" avant le 30 juin 2012.

Ce coup d'arrêt est le premier couac de l'ère Rémi Garde, jeune entraîneur issu du sérail lyonnais qui avait pourtant réussi ses débuts cet été avec une qualification pour la première phase de la Ligue des champions et une première place en Ligue 1 à la mi-septembre.

"L'effet Rémi Garde, ce n'est pas moi qui l'aie créé" constate-t-il.

"Je fais mon travail tous les jours comme je le fais depuis le début de saison. La saison est encore longue. Nous savions qu'on passerait par des moments difficiles."

Edité par Julien Prétot

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