Le nouveau compteur électrique en cours de généralisation chez les abonnés d'Enedis est l'objet d'une journée nationale d'action, avec rassemblement à Paris et chaîne humaine dans le Vercors.

Manifestation contre Linky dans la région d'Autrans
Manifestation contre Linky dans la région d'Autrans © AFP / JEAN-PIERRE CLATOT

Alors que  ce samedi 5 mai est une "journée d'action nationale contre les compteurs Linky", un rassemblement a eu lieu place de la République à Paris et une chaîne humaine s'est constituée dans le Vercors,

En France, plus de 7 millions de compteurs Linky ont déjà été installés. Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité en France, veut avoir installé 34 millions de ces compteurs communicants à la fin de 2021. Ils sont contestés dans près de 300 communes. 

Plus de 5 000 Français se sont lancés dans une action collective nationale contre le compteur communicant Linky déployé par Enedis. Par cette action de groupe, les plaignants veulent contraindre le gestionnaire du réseau électrique à respecter le choix de ceux qui refusent le nouveau compteur connecté, et à ne pas forcer l'installation. 

Fonctionnement du compteur Linky
Fonctionnement du compteur Linky © AFP / MARYAM EL HAMOUCHI

Halte au big data

Vêtus de gilets fluo, 300 personnes de tous âges ont formé une chaîne humaine samedi dans le village d'Autrans (Isère) pour protester contre les compteurs communicants Linky.

Les membres de collectifs anti-Linky, venus en famille de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont défilé dans une ambiance festive dans les rues et les champs de ce village du massif du Vercors. 

"Enedis touche pas à mon compteur", proclamait une grande banderole, tandis que les pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs. 

"L'Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data", dénoncent les collectifs dans un communiqué. 

Une vingtaine de tribunaux de grande instance ont été saisis pour demander de "surseoir à l'installation" de ces appareils. Cette action de groupe menée par quatre avocats du barreau de Paris, dont l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.

Avec les compteurs Linky ce sont des "factures qui s'envolent, des appareils qui dysfonctionnent et donc la seule bonne solution pour ne pas être espionné par son compteur c'est d'avoir un compteur ordinaire et certainement pas un compteur Linky. Avec Direct Energie, on a vu que le programme Linky pouvait servir à récupérer d'innombrables données", déclare Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Sain- Macaire (Girodnde), joint par France Inter.  

Cet anti-Linky de la première heure dit également s'inquiéter de "la question des ondes électromagnétiques". Jean Gaubert, le médiateur national de l'énergie, assure, pour sa part, que "toutes les mesures qui ont été faites par des organismes indépendants, ont prouvé qu'entre les rayonnements du compteur Linky et le baby phone dans le berceau des enfants, il y a un écart qui est monumental au détriment du baby phone". Pour lui "le rayonnement est le même que pour les compteurs précédents". 

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