Loïk Le Floch-Prigent, 69 ans, détenu depuis septembre au Togo où il est inculpé de "complicité d'escroquerie", a été mis en liberté provisoire pour des raisons de santé. Il a quitté Lomé dans la soirée et s'est posé à Paris ce mercredi matin.

Le procureur de la République togolaise a précisé que l'ex-pdg de la compagnie pétrolière française Elf restait à la disposition de la justice togolaise.

Les proches de Loïk Le Floch-Prigent avaient lancé au début du mois de février une pétition sur le net pour demander son rapatriement, faute de quoi, malade, il "risque l'amputation et la mort […] un cancer de la peau ronge sa jambe", selon le texte, destiné au président togolais Faure Gnassingbé.

Loïk Le Floch-Prigent lui-même avait demandé d’avoir la possibilité de se faire opérer. Il souffrirait de carcinomes (une forme de cancer de la peau) à la jambe qui doivent être suivis pour éviter le développement d'un cancer généralisé.

Écoutez la réaction de Patrick Klugman, l'avocat de Loïk Le Floch-Prigent.

La famille mobilisée depuis plusieurs mois

En décembre, c’était l’épouse de l'ex-patron du groupe pétrolier Elf qui en appelait au Président Hollande pour obtenir d'urgence des autorités togolaises une évacuation sanitaire. "Aujourd'hui, il est tout près de mourir. Monsieur le Président, faites quelque chose pendant qu'il est encore temps. Vous seul pouvez convaincre le Togo qu'un homme mort ne peut pas être jugé", écrit Marlène Le Floch-Prigent.

Il y a quelques semaines, le Premier ministre togolais en visite à Paris, avait affirmé que Faure Gnassingbé ne serait "pas opposé", si la justice le décidait, au rapatriement médical de Loïk Le Floch-Prigent.

L'ex-PDG de la compagnie pétrolière française était détenu depuis septembre au Togo. La justice togolaise le soupçonne d'être le cerveau d'une affaire d'escroquerie internationale, dans le cadre d'une enquête ouverte en mars 2011.

Petit rappel des faits avec Nour-Eddine Zidane.

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