Après de sérieuses études classiques et quelques concours enlevés haut le poignet, ce pur produit de l’école cubaine a fait ses classes dans les orchestres symphoniques comme derrière les grandes chanteuses, tout en développant son propre univers. Un monde où la conscience de l’héritage donne tout leur sens à ses improvisations, quelque part entre les grands maestros cubains et les tutélaires jazzmen américains. « Un pays de merveilles », si l’on en croit le titre et la musique de son quatrième disque en tant que leader, qui peut se révéler à l’écoute des chanteuses. Pour preuve, après avoir accompagné la diva Omara Portuondo, il convie pour Banlieues Bleues la formidable Mamani Keita, l’une des plus étonnantes voix africaines d’aujourd’hui.

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