françois hollande affirme que des chefs terroristes ont été anéantis au mali
françois hollande affirme que des chefs terroristes ont été anéantis au mali © reuters

En marge de son déplacement en Pologne, le chef de l'Etat François Hollande a fait part de son émotion, après la mort d'un quatrième soldat français au Mali.

Selon le communiqué de la présidence de la République, il s'agit d'un brigadier-chef du 68e régiment d'artillerie d'Afrique de La Valbonne (Ain). Il a été tué lors d'une mission de reconnaissance dans l'est du pays "à 100 kilomètres de Gao".

Il tenait le rôle d'agent de liaison auprès d'environ 200 hommes de l'armée malienne qui ont été pris à partie par des groupes djihadistesen début de matinée.

Les soldats maliens ont alors riposté, appuyés par des Mirage 2000 et des hélicoptères de combat français. Mais le militaire français a été blessé lors de l'accrochage, a précisé Thierry Burkhard. Evacué par hélicoptère à l'antenne chirurgicale de Gao, il a succombé à ses blessures peu avant midi. Quatre soldats maliens ont été également blessés lors de l'opération et une dizaine de rebelles ont été tués.

François Hollande a indiqué que nous sommes dans la phase "ultime" de notre intervention au Mali.

"A partir du mois d'avril, il y aura une diminution du nombre de soldats français au Mali", François Hollande.

"Les sacrifices sont douloureux (...) mais au service d'une cause", François Hollande.

mort d’un soldat français dans l'est du mali
mort d’un soldat français dans l'est du mali © reuters

Pour le moment, environ 4.000 militaires français participent à l'opération Serval, l'offensive visant à chasser les groupes islamistes armés du nord du Mali. De violents combats les opposent dans le nord-est du pays, près de Tessalit. Dans la région de Gao (nord) des accrochages entre les forces françaises et l'armée malienne d'une part, les islamistes de l'autre, ont également fait ces derniers jours, selon Paris et Bamako, des dizaines de morts parmi les jihadistes.

Le 11 janvier, un premier soldat français, un pilote d'hélicoptère, a été tué dans la région de Sévaré, aux premières heures de l'opération militaire française. Les 19 février et 2 mars, un sergent-chef de la Légion étrangère et un caporal parachutiste étaient à leur tour tués lors d'accrochages dans le massif de l'Adrar des Ifoghas.

.

lien_dossier_mali
lien_dossier_mali © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.