au mali, progression de blindés français vers diabali
au mali, progression de blindés français vers diabali © reuters

Des colonnes de blindés français progressent vers Diabali, ville du centre du Mali qui aurait été abandonnée par les rebelles djihadistes après plusieurs jours de bombardements aériens. L'avance se fait avec prudence car des islamistes se cacheraient au milieu de la population dans l'espoir de préparer une contre-offensive.

Les précisions sur place d'Etienne Monin

La télévision malienne a montré les carcasses carbonisées de plusieurs véhicules utilisés par les rebelles, des pick-up blancs, parfois équipés d'armes lourdes, abandonnés dans les rues de Diabali, prise le 14 janvier par les islamistes et que les troupes gouvernementales maliennes n'auraient toujours pas réoccupée.

Reportage à Sévaré d'Omar Ouahmane.

Le centre de commandement opérationnel des forces maliennes et françaises est installé dans la ville voisine de Niono, à 300 km au nord-est de la capitale Bamako.

Le reportage à Niono d'Etienne Monin

L'aviation française a bombardé ces jours derniers les bases arrière des groupes islamistes dans les régions de Gao et de Tombouctou pour éviter qu'ils ne se ressourcent, a déclaré dimanche Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. Elles vont se poursuivre.

__

Dans le même temps, les communautés arabe et touareg dénoncent des représailles. Illustration à Bamako avec Géraldine Hallot.

La ville de Diabali, conquise le 14 janvier par les djihadistes et où règne une certaine confusion depuis 24 heures, a finalement été reprise par les forces françaises et maliennes dans la matinée de lundi.

L'exécutif français en ordre de bataille

Jean-Yves Le Drian a expliqué que l'objectif à terme avec les forces maliennes et la force africaine de la Misma était "la reconquête totale" du pays afin de "ne pas laisser des poches" terroristes.

Comme Laurent Fabius, il a souligné qu'il appartiendrait à la Mission internationale de soutien au Mali de reprendre Tombouctou, mais que l'armée française pourrait intervenir en appui. "Si nécessaire, les forces africaines pourront faire appel en soutien aux forces françaises", a-t-il précisé.

De son côté, François Hollande continue à mener l'opération, déterminé à "détruire" les terroristes. Avec des termes que l'on n'avait pas l'habitude d'entendre dans la bouche du chef de l'État.

Explications avec Marc Fauvelle.

L'histoire du Mali, c'était aussi le sujet de la Marche de l'histoire.

Mali
Mali © Radio France

.

Lien dossier Mali
Lien dossier Mali © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.