manifestation à solférino pour les sans-papiers
manifestation à solférino pour les sans-papiers © reuters
Une trentaine de personnes ont manifesté jeudi en face du siège du Parti socialiste à Paris pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers installés en France et protester contre la politique du gouvernement en matière d'immigration. Cette action était organisée en soutien à des sans-papiers de Lille, en grève de la faim depuis deux mois pour demander leur régularisation. Deux d'entre eux ont été expulsés vers l'Algérie. Quelques manifestants se sont enchaînés aux grilles du siège du PS, pendant que les autres manifestaient sur le trottoir d'en face. Monseigneur Jacques Gaillot, soutien de longue date des travailleurs sans papiers, les a rejoints. Aux cris de "c'est pas les sans-papiers, c'est pas les immigrés, c'est la loi qu'il faut changer", les manifestants demandaient la résolution de la situation des grévistes de Lille, le retour des deux Algériens expulsés, et la régularisation de tous les sans-papiers en France. Sous le regard d'une vingtaine de policiers en civil et en tenue, deuxd'entre eux portaient une banderole sur laquelle était écrit "Faut-il mourirpour avoir des papiers ?" _Le reportage de Géraldine Hallot_
Une délégation a été reçue au Cabinet du premier secrétaire, Harlem Désir "par courtoisie et par respect", a-t-on expliqué au PS. Un représentant des manifestants a déclaré de son côté que le Cabinet de Harlem Désir "s'est engagé à remonter les informations au ministre de l'Intérieur pour que la question de la grève de la faim à Lille soit soldée". Les huit personnes enchaînées se sont détachées après avoir pris connaissance du compte-rendu de ce porte-parole. A Lille et à Paris, des manifestations ont déjà eu lieu en soutien aux sans-papiers lillois, qui avaient occupé une église avant d'en être évacués et assurent être en grève de la faim depuis près de deux mois. Les manifestants accusent le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "mener la même politique que Sarkozy" en matière de régularisation et de reconduites à la frontière.
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