[scald=220219:sdl_editor_representation]RUEIL-MALMAISON, Hauts-de-Seine (Reuters) - Des heurts ont éclaté jeudi entre des salariés de Goodyear et les forces de l'ordre devant le siège français du fabricant américain de pneumatiques en région parisienne, où se tenait un nouveau comité d'entreprise consacré au plan de fermeture du site d'Amiens-Nord.

Plusieurs centaines de salariés s'étaient rassemblés devant le siège de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène en réponse à des tirs de projectiles. Des pneus ont également été brûlés par les manifestants.

"Nous avons voté quatre délibérations à la majorité des membres du CCE", a annoncé Mickaël Wamen, délégué syndical CGT d'Amiens-Nord lors d'une pause dans les discussions. "La direction de Goodyear aujourd'hui déchante car ces délibérations vont nous permettre d'aller en justice dès la fin de la semaine pour mettre un terme définitif à ce projet de restructuration."

La direction du groupe, qui a annoncé le 31 janvier la fermeture d'Amiens-Nord où travaillent 1.173 personnes, assure que la fermeture est la seule option possible après six ans de négociations infructueuses.

Lors du précédent comité d'entreprise le 12 février dernier, près de 700 salariés de Goodyear s'étaient réunis devant le siège social de Rueil-Malmaison aux côtés de salariés d'entreprises visées par des plans sociaux, à l'image de Fralib, Sanofi, Ford et PSA.

Johnny Cotton, avec Marine Pennetier à Paris, édité par Patrick Vignal

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