L’exposition « Le corps de la mode » (à l’espace Van Gogh) permet de redonner ses lettres de noblesse à la photographie de mode, à travers le statut du mannequin – objet inanimé et objet vivant. Le mot mannequin vient du mannequin en osier sur lequel les robes étaient présentées. Ce nom est resté.

« Le mannequin est l’un des rouages de la diffusion des maisons de couture et des marques de mode. Des premières photographies de modèles du XIXe siècle aux pages de magazines, des publicités jusqu’aux vidéos, il est reproduit à l’infini », explique. Sylvie Lécallier, commissaire de l’exposition.

Depuis le début du XXe siècle, femmes de la haute société et actrices jouent sans discontinuer les icônes de mode, apportant leur notoriété aux grandes marques et aux magazines. Les mannequins professionnels n’imposent leur visage et leur nom que plus tard. Révélées par les couturiers ou les photographes, elles sont leurs muses. Devenues stars, elles font vendre du papier glacé. Reconnaissables mais modelables, elles endossent des rôles de fiction sous la direction de photographes metteurs en scène. Au-delà du système de la mode, elles incarnent leurs fantasmes

Visite de l’exposition avec Sylvie Lécallier en compagnie de Laurence Peuron

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