Manu Larcenet porte la barbe, comme Marco, son personnage du "Combat Ordinaire", dont le 4è et dernier volume sort chez Dargaud. Une série à succès qui décrit quelques années de la vie d'un trentenaire photographe qui a choisi la vie à la campagne et fait part de ses états d'âme et de la difficulté de vivre. Vivre, c'est aimer, accepter d'être aimé et de faire un enfant, c'est vivre le deuil du père ouvrier, supporter l'amertume de sa mère, assister impuissant à la fermeture du chantier naval où travaillait son père, bref, vivre est un combat ordinaire. A l'entrée du studio, à 9 heures du matin, casquette sur la tête, le joyeux Larcenet fait des claquettes. Une caméra le suit pour un nouveau documentaire en préparation (preuve de son succès!). Larcenet sort son appareil photo numérique car il a reconnu Isabelle Giordano et la mitraille! "Elle est beeeeelle" murmure-t-il. 9h11, l'entretien commence. L'auteur de BD parle bien et répond court, un peu désarçonnant. Il s'en veut ensuite d'avoir mal répondu, "je ne suis pas du matin!" alors que tout s'est bien passé.Troublant, le lien entre ce qu'il donne à voir de lui et son personnage Marco, du "Combat ordinaire". Un être qui doute, geint, souffre mais a aussi conscience que le combat ordinaire n'exclut pas, par instants, des petites bouffées de plaisir, de bonheur.

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manu © Radio France
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