Marseille tirs de Kalachnikov avant Manuel Valls
Marseille tirs de Kalachnikov avant Manuel Valls © MaxPPP / ARNOLD JEROCKI

« Nous avons été rafalés dès notre arrivée dans la Cité de Castellane », raconte Pierre-Marie Bourniquel, le directeur de la sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône. Il se trouvait dans l’une des trois voitures de police visées par les tirs de Kalachnikov ce lundi matin, à quelques heures de la venue de Manuel Valls. Aucun policier n'a été blessé, le quartier a été plaçé sous très haute surveillance par les forces de l'ordre.

La Castellane, c’est l’un des « quartiers Nord » de Marseille, un haut-lieu du trafic de stupéfiants. C’est l’une des Zones de Sécurité Prioritaire (ZSP) dont Manuel Valls vient cet après-midi dans la ville vérifier l’efficacité dans la lutte contre la délinquance.

Immédiatement après ces tirs, le GIPN a bouclé le quartier, les 7000 habitants ont reçu la consigne de se confiner chez eux, tout comme les élèves du collège voisin. Une crèche a été évacuée. Dans le contexte Vigipirate actuel, après l’agression mardi dernier de trois militaires à Nice, les précautions maximales ont été prises.

Pour certains riverains, il ne s’agissait pourtant que de tirs en l’air. Personne n’a été blessé. Les tireurs seraient deux, vétus de treillis et de gilets pare-balles, cagoulés. Ils circulaient en scooter. La fusillade visait à reprendre le contrôle d’un point stratégique pour le trafic de stupéfiant dans la cité, selon l’adjointe à la sécurité Caroline Pozmentier.

Mais la coïncidence est double : Manuel Valls est à Marseille pour deux jours, venu au départ se féliciter du fait que la délinquance a baissé ces derniers mois dans la cité phocéenne. Et ce matin, la Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône a renvoyé le procès de deux jeunes marseillais. Ils sont accusés d’avoir tué en décembre 2011 un adolescent, à la Castellane, d'une rafale de Kalachnikov.

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