Un jeune homme de 17 ans a été tué jeudi soir lors d'un règlement de comptes dans les quartiers Nord de Marseille. La victime était à bord d'une Renault Clio sur un boulevard du XVe arrondissement de Marseille quand deux hommes sur un scooter ont ouvert le feu vers 20h30 avant de prendre la fuite.

Ecoutez les dernièr es précisions d'Olivier Martocq

un mort à marseille dans un règlement de comptes
un mort à marseille dans un règlement de comptes © reuters

Le jeune garçon a été atteint de 23 impacts de pistolet mitrailleur de calibre 9 millimètres.La brigade criminelle de la Direction interrégionale de Police Judiciaire a été saisie de l'enquête. Il s'agit du cinquième règlement de comptes mortel à Marseille depuis le début de l'année, la plupart sur fond de rivalité autour du trafic de stupéfiants.

L'adolescent, prénommé Iskander, circulait vraisemblablement seul dans sa voiture. Il a été atteint au buste et à la tête, mais n'est pas mort immédiatement.

Depuis le ministère de l'Intérieur, Manuel Valls a exclu toute forme de découragement face à la violence à Marseille:

Ce nouvel assassinat présente toutes les apparences d'un nouveau règlement de comptes sur Marseille. Il est d'autant plus choquant qu'il s'agit d'un mineur, d'un garçon de 17 ans et demi. Il y a sans aucun doute parfois un sentiment d'impuissance et de fatalisme face à ces assassinats. Mais ces assassinats ne doivent pas cacher le travail de fond que nous menons pour reconquérir les territoires, pour apporter la sécurité aux Marseillais et pour en finir avec ce climat insupportable. Et je veux leur dire que nous allons continuer ce travail, il ne peut pas y avoir de découragement face à cette violence.

Ecoutez la déclaration de Manuel Valls

L'adolescent était originaire de la cité Micocouliers, dans le 14e arrondissement de Marseille. Il avait déjà eu affaire à la police pour de petits délits aux stupéfiants.

Marie-Christine Lauriol s'est rendue dans son quartier...

_Pour David Olivier Reverdy, du syndicat Alliance-Police, les habitants ne savent plus comment sortir de cette violence._
Sur place, le préfet de police Jean-Paul Bonnetain a estimé qu'il fallait "continuer la démarche mise en oeuvre actuellement", en particulier les opérations de grande envergure menées régulièrement depuis l'automne dernier dans les cités des zones de sécurité prioritaire (ZSP) de Marseille. _Ecoutez la réaction du préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain_
En 2012, on a dénombré 24 règlements de comptes mortels dans les Bouches-du-Rhône, dont 18 à Marseille.
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