Plusieurs personnes participant à la marche de solidarité pour les migrants ont été interpellées à Calais pour des contrôles de police.

Des centaines de personnes lors du au défilé dans Calais de la marche solidarité pour les migrants partie de vintimille. des membres du collectif des sans papiers de paris étaient dans le cortège.
Des centaines de personnes lors du au défilé dans Calais de la marche solidarité pour les migrants partie de vintimille. des membres du collectif des sans papiers de paris étaient dans le cortège. © Radio France / francois cortade

La marche citoyenne en solidarité avec les migrants, partie de Vintimille il y a deux mois, est arrivée hier samedi à Calais. Alors que cet événement organisé par des associations devaient rejoindre Londres ce matin, le car dans lequel se trouvait 52 personnes, a été contrôlé par la police au port de Calais.

24 personnes, dont 17 sans papiers, ont été descendue du bus et emmenées pour des contrôles par la police aux frontières à Coquelles.  Anzoumane Sissoko, porte-parole de la Coordination 75 des sans papiers, a  été remis en liberté, il est franco-malien. 20 personnes sont toujours retenues : "Ils vont continuer à faire les vérifications d'identité des camarades et ensuite à 15 heures ils vont les libérer, d'àprès ce qu'ils m'ont dit", assure Anzoumane Sissoko.

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Anzoumane Sissoko, porte-parole de la Coordination 75 des sans papiers

Par Benjamin Mathieu

Sacs et chaussures de randonnée pour les uns, sandales et lunettes de soleil pour les autres: plusieurs centaines de bénévoles et citoyens engagés, rejoints par quelques migrants, sont entrés samedi à Calais, arrivée symbolique d'une "marche solidaire" partie deux mois plus tôt de Vintimille, pour montrer que la "France qui accueille existe".  

"C'est l'aboutissement de la marche, mais c'est surtout un élan pour faire valoir le message commun de permettre à toutes les personnes exilées de trouver le moyen de s'intégrer", raconte Vincent, 30 ans, venu des Côtes d'Armor, les pieds couverts de pansements dans ses chaussures abîmées.  Parti de Ham (Somme) près de Saint-Quentin, cet intermittent du spectacle est heureux d'avoir pu, "modestement, partager leur quotidien, dépasser les barrières et apprendre à se connaître" pendant quinze jours de marche. 

La France qui accueille, elle existe

renchérit Brice Benazzouz, bénévole chez Médecins du Monde, fier de la "mixité" du défilé.  Le cortège parti le 30 avril de Vintimille est passé chaque soir par des villes étapes où associations et bénévoles d'aide aux migrants ont accueilli, nourri et parfois logé les randonneurs.   

Organisée par les associations L'Auberge des migrants et la Roya Citoyenne, la marche longue de 1.400 kilomètres a ainsi relié la frontière franco-italienne à la ville portuaire où vivent officiellement environ 400 migrants dans l'espoir de passer en Grande-Bretagne en montant clandestinement dans des camions.

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