Marguerite Duras, La passion suspendue, entretiens avec Leopoldina Pallotta della Torre.

Ce livre était un livre perdu dans l’océan de l’industrie des lettres, il n’était donc plus lisible. Il avait été publié en 1989, retranscription en italien d’un entretien entre Marguerite Duras et la journaliste italienne Leopoldina Pallota della Torre.

Marguerite Duras
Marguerite Duras © Radio France

C’est René de Ceccaty qui en a retrouvé la trace auprès d’une universitaire en poste à Limoges et qui traduit la parole « italienne » de Duras. Pour René de Ceccaty il était important de retrouver trace de cette conversation qui s’est étalée sur plusieurs mois, car elle ne ressemble pas aux entretiens habituellement référencés de l’auteur de « Hiroshima mon amour ».

Certains ont d’ailleurs mené à des fausses pistes quant à l’identité de « L’amant ». Marguerite Duras est bien la fille de son père Henri Donnadieu, et non l’enfant d’une union entre sa mère et son amant asiatique.

Questions intimes. Aveux. Marguerite Duras s’est dévoilée au plus près lors de cet entretien. On y retrouve son ton, elle affirme son caractère passionnée, jusque-là dissimulé dans les costumes de ses personnages. Prête à mourir d’amour, elle se sauve par l’écriture .

On la retrouve entière dans son engagement pour l’écriture, sans concession ni complaisance pour ces contemporains, Camus ou Yourcenar par exemple.Une douleur relie tous les fils de cette vie-là. Sauvagement comme elle le dit elle-même.

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