Une partie de la droite en tête de cortège
Une partie de la droite en tête de cortège © Radio France / Francois Lafite/Wostok Press

Au lendemain de la manifestation contre le mariage homosexuel, les ténors de l'UMP sont divisés. Copé était dans le cortège, Fillon non. de son côté, la gauche acuse l'UMP de jouer les pyromanes.

Jean-François Copé a appelé à manifester contre la politique du gouvernement, notamment familiale, mais certaines figures du parti dont l'ancien Premier ministre François Fillon, l'ancienministre de l'Education nationale Luc Chatel ou encore la candidate à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet ont refusé de se joindre aux cortèges.

Bernard Accoyer (UMP), ancien président de l'Assemblée nationale dresse un constat amer et ne cautionne ni le choix de Copé, ni celui de Fillon. Il regrette notamment

Des ambiguïtés. Certains ont dit: on va manifester contre la politique générale du gouvernement. D'autres, dont je suis, ont tenu à ce que le sens de notre engagement soit exclusivement réservé à la défense de la famille.

Il n'approuve ni l'appel de François Fillon à ne pas manifester, ni celui de Jean-François Copé à transformer l'engagement sociétal en engagement politique au sein de l'UMP.

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C'est le discours des représentants du PS après les heurts qui ont opposé les opposants les plus farouches au mariage homosexuel et les forces de l'ordre. Harlem Désir, premier secrétaire du PS est en première ligne :

Je demande à l'UMP de cesser de cautionner des groupuscules (...) d'extrême droite qui s'étaient tous donné rendez-vous.

Harlem Désir a précisé que la "droite était buissonisé" en référence à l'ancien journaliste Patrick Buisson qui a piloté la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy.

Une courte majorité de Français (53%) est favorable à la loi dite "Taubira", et plus de sept Français sur 10 (72%) pensent que les manifestations doivent s'arrêter, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

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