premières escarmouches sur le mariage gay à l'assemblée
premières escarmouches sur le mariage gay à l'assemblée © reuters

C'était le 13 janvier dernier. Des dizaines de milliers de manifestants rassemblés à Paris pour dire non au projet de "mariage pour tous". 340.000 personnes d'après la police, 800.000 selon les organisateurs qui ont aussitôt réclamé une rencontre avec le président Hollande pour lui faire part de leurs interrogations. Ce rendez-vous a lieu en fin d'après-midi, vers 18h30.

Chef de file du mouvement d'opposition, Frigide Barjot estime que ce sera l'occasion de "prouver que nous existons, que nous sommes des êtres en chair et en os". Avec les membres de son collectif, elle va demander une nouvelle fois la suspension des travaux à l'Assemblée et l'ouverture d'un "grand débat". "Dans cette loi Taubira, il s'agit de la filiation bioéthique qui est mise en cause", d'après Frigide Barjot, "par une adoption sociale légale qui nie l'origine paternelle ou maternelle".

À l'Élysée, ce sera sans doute une rencontre pour rien, Laetitia Saavedra.

Frigide Barjot brandit la menace d'une nouvelle manifestation à Paris si François Hollande n'accepte pas de retirer le projet : "On aura le premier personnage de l'Etat devant nous pour lui annoncer solennellement et avant-première la date de la prochaine manifestation nationale".

Les pro dans la rue dimanche...

Hasard du calendrier ou pas, les pro "mariage pour tous" organisent un nouveau rassemblement dimanche partout en France. Parmi eux, ce couple de femmes. Sara et Natasha ont un petit garçon : Sacha, conçu par PMA. Un enfant qui sera de la manifestation lui aussi avec sa pancarte "Me donner des droits ne changera pas les votres ". Le droit notamment qu'une de ses mamans, Sara, puisse autoriser une intervention chirurgicale, par exemple.

Sara et Natasha au micro de Mélina Fachin

"On manifeste pour ne pas laisser la rue aux opposants et je pense que les gens qui viendront en ont aussi assez d'une certaine homophobie décomplexée, qui s'exprime autour du débat", affirme Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT, à l'origine de la manifestation. Un dernier coup de force avant l'examen du texte qui débute mardi au Parlement.

Illustration à Toulouse, où les soutiens du mariage pour tous se préparent à venir manifester à Paris.

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