Marine Le Pen a signé des autographes pendant sa visite de la braderie d'Hénin-Beaumont
Marine Le Pen a signé des autographes pendant sa visite de la braderie d'Hénin-Beaumont © Radio France / Gilles Gallinaro

On l’avait quittée juste après sa défaite au second tour des élections législatives dans la circonscription de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, où elle avait éliminé Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) au premier tour. Ce dimanche matin, Marine Le Pen, présidente du Front National, a fait sa rentrée politico-médiatique dans cette même ville d’Hénin-Beaumont.

Après une promenade dans les allées de la braderie locale, où elle a signé des autographes sur les tracts de son parti, se faisant prendre en photo par des sympathisants, elle s’est adressée aux militants FN, dans les locaux de la permanence locale. Elle en a profité pour critiquer les premiers mois de présidence de François Hollande : « Quand l’avion se crashe au décollage, il y a très peu de chances pour qu’il réussisse à nouveau son envol » , a-t-elle déclaré.

Invitée du journal de 13 heures de France Inter, la candidate malchanceuse à l’élection présidentielle a réitéré ses critiques : « Je n’ai pas été déçue : on n’est jamais déçu avec les socialistes. Aucun des grands changements qu’attendaient les Français n’est intervenu » . « Il n’y a pas de session de rattrapage, François Hollande sera un syndic de faillite » , ajoute Marine Le Pen.

Ecouter l'intégralité de l'interview de Marine Le Pen au micro de Philippe Abiteboul :

__ A propos de la taxation des revenus à 75%, qui fait débat, la présidente du FN a dit craindre que les classes moyennes et les PME subissent intégralement les hausses d’impôts prévues par le gouvernement. _« Pour les 75%, monsieur Hollande a commencé par nous dire que pour les sportifs, ça ne serait pas appliqué ; pour les artistes non plus. Donc monsieur Arnault vient demander pourquoi les chefs d’entreprise devraient la payer »_ , explique-t-elle. Marine Le Pen a également réagi aux propos de Nicolas Dupont Aignan, leader du parti Debout La République, qui s’est dit ouvert à un dialogue avec le FN :
_« Je ne vois pas quel ménage je devrais faire dans les idées qui sont les miennes »_ , répond la présidente frontiste en réaction à la demande de Nicolas Dupont Aignan d’abandonner son « obsession identitaire ». _« Je suis logique et cohérente, je suis prête à discuter avec monsieur Dupont Aignan, mais je réfute l’idée que la moindre de mes idées soit xénophobe »_ , affirme-t-elle. _« Il n’y a pas de raison de changer quoi que ce soit à la ligne que nous défendons et qui correspond aux valeurs de la République Française »_ , selon elle. Enfin, sitôt rentrée de vacances, Marine Le Pen a fait part de son intention de peser dans la vie politique dans les mois à venir : _« je compte être extrêmement présente, moi et mon mouvement, lors des prochains mois. Nous allons repartir à la bataille »_ .
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