Les islamistes du PJD, à la tête du gouvernement de coalition depuis cinq ans au Maroc, ont remporté les élections législatives.

Image d'illustration lors des précédentes élections législatives
Image d'illustration lors des précédentes élections législatives © Maxppp / Joelle Vassort

Le Parti justice et développement (PJD) du Premier ministre Abdelilah Benkirane a obtenu 125 députés, contre 102 à son principal rival, le Parti authenticité et modernité (PAM, libéraux) sur un total de 395 sièges, selon des résultats provisoires officiels, après le dépouillement complet des bulletins.

Près de 16 millions de Marocains étaient appelés à élire ce vendredi leurs 395 députés dans un pays où le roi conserve encore l’essentiel du pouvoir.

Il reste le dernier arbitre dans le pays. C’est lui qui nomme, et peut révoquer, les ministres. Il est aussi chef des armées et « commandeur des croyants » : le roi du Maroc conserve, encore aujourd’hui, les clefs du pays. Mohammed VI a pourtant engagé d’importantes réformes dès le début de son règne en 1999 pour devenir une monarchie constitutionnelle tout en se gardant de nombreux attributs dans le fonctionnement de son royaume. Ce vendredi, 15,7 millions de Marocains pourront aller voter. Un scrutin de liste à un seul tour et à la proportionnelle suivi de près par 4.000 observateurs, dont une centaine venues de l’étranger. Le ministère de l’intérieur promet des élections « transparentes ».

Duel en vue entre islamistes et modernistes

Au pouvoir depuis les précédentes élections en 2011, les islamistes du parti justice et développement (PJD) auront pour principal adversaire le parti authenticité et modernité (PAM). Au total, une trentaine de formations politiques se présentent. Ces législatives signent aussi le retour des salafistes, candidats sous diverses étiquettes.

Le score du PJD aux dernières législatives
Le score du PJD aux dernières législatives © Visactu / x

Les femmes sous-représentées au Parlement

Dès 2002, la monarchie a imposé un système de quotas pour faire entrer les femmes au parlement. En 1993, elles n’étaient que deux. En 2007, 34 se sont installées sur les bancs de l’assemblée Marocaine. Le pays veut aller plus loin. Depuis 2011, un quota de 60 femmes est désormais obligatoire. Elles se font élire à travers une liste nationale qui leur est réservée. Un système qui a ses limites puisqu’elles ne sont que 67 au sein du parlement, soit 7 femmes élues de manière classique. La présence féminine a donc considérablement augmenté au sein de l’assemblée, mais les partis semblent toujours réticents à les investir dans des listes locales.

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