SAINT-HERBLAIN, Loire-Atlantique (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012, a appelé samedi soir les électeurs à "rendre les coups" au monde de la finance lors de son premier meeting de campagne au lendemain de la dégradation de la note souveraine de la France.

L'agence de notation Standard & Poor's a décidé vendredi d'abaisser d'un cran la note de crédit française de AAA à AA+, une annonce anticipée par les marchés qui a toutefois déclenché de vives réactions politiques à trois mois du premier tour du scrutin.

"Nous ne sommes pas un poulailler affolé qui court partout parce qu'il a peur, nous sommes la résistance parce que nous sommes le peuple, nous frapperons où et quand nous voudrons", a lancé Jean-Luc Mélenchon devant 5.000 militants réunis au Zénith de Nantes.

S'il est élu à l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon compte instaurer un "emprunt forcé sur les banques" au taux d'intérêt de 1%.

"Nous allons faire fuir Standard & Poor's, comme nos frères de Tunisie ont faire fuir Ben Ali", a ajouté le candidat crédité dans les sondages de 6% des intentions de vote.

"Vous avez deux propositions qui vous sont faites: d'un côté, c'est le quatuor de la capitulation, les Dalton de l'austérité", a lancé le député européen.

"La seconde, c'est le Front de gauche, la seule formation qui appelle à la résistance et à rendre les coups."

Plus tôt dans la journée, le parti avait appelé à une manifestation devant les locaux parisiens de S&P.

Guillaume Frouin, édité par Matthias Blamont

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