Jean-Luc Mélenchon espérait 30.000 personnes, il en a rassemblé 100.000 selon les organsiateurs.
Jean-Luc Mélenchon espérait 30.000 personnes, il en a rassemblé 100.000 selon les organsiateurs. © Radio France / Nicolas Mathias

"Résistance, résistance": la marche citoyenne organisée par Jean-Luc Mélenchon a envahi cet après-midi la place de la Bastille, lieu symbolique de la Révolution française.

Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, toujours à la hausse dans les sondages, espérait 30.000 personnes. Les organisateurs en revendiquent 120.000. Une démonstration de force du Front de Gauche à presque un mois du premier tour.

Après une longue marche festive sous un ciel gris, débutée vers 14h30, depuis la place de la Nation distante d'à peine plus de deux kilomètres, les dizaines de milliers de sympathisants et ont convergé à 16h30 vers la Bastille, place symbole de la Révolution française, pour un concert avant d'écouter leur champion.

"Résistance, résistance!" criait la foule, "Vite la VIe République!",

"Battre la droite et changer la gauche pour changer nos vies", "Mélenchon, enfant des lumières, le peuple est avec toi", pouvait-on lire sur des pancartes dans le cortège, composé de jeunes mais surtout d'une majorité de plus de 45 ans, dont certains arboraient des bonnets phrygiens.

Jean-Luc Mélenchon a appelé les Français à une "insurrection civique". Il a annoncé le "retour" sur la scène politique "du peuple des révolutions et des rébellions en France" de façon à "ouvrir la brèche qu'attend toute l'Europe".

"Nous somme le drapeau rouge et le rouge du drapeau, nous sommes la main ouverte, offerte pour la solidarité et qui donne de la force en serrant les doigts pour communiquer son énergie", a-t-il scandé.

"Nous allons faire de cette élection une insurrection civique qui va, en se donnant d'abord rendez-vous dans les urnes, commencer ce jour-là la révolution citoyenne qu'il est nécessaire d'accomplir pour changer en profondeur la vie du peuple qui pâtit et ouvrir la brèche qu'attend toute l'Europe de son volcan français", a-t-il ajouté.

Les sympathisants du député européen, qui a créé la surprise de la campagne en atteignant des scores de 10% à 11% dans les sondages, entendaient faire une démonstration de force en ce jour anniversaire du soulèvement de la Commune.

Au fil de sa progression dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon a gagné en appétit et rêve aujourd'hui de talonner le candidat socialiste François Hollande.

"Dix pour cent, ça a été un seuil. Si on passe devant François Bayrou (candidat du MoDem) ce sera un autre seuil. On a pas l'intention d'en rester là", a dit son directeur de campagne, François Delapierre.

Bien que la progression de Jean-Luc Mélenchon, qui "mord" sur le PS et chez les écologistes, commence à poser des problèmes au candidat socialiste François Hollande, ses partisans défendent l'idée d'un vote utile.

La bouillante personnalité et les qualités de tribun du candidat à l'écharpe rouge lui ont ensuite permis d'entamer une montée continue qui, espère-t-il, lui permettra de peser sur un futur gouvernement de gauche si François Hollande devait l'emporter.

Il estime que ses thèmes s'installent dans la campagne depuis que François Hollande a proposé d'imposer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros et Nicolas Sarkozy de taxer les exilés fiscaux.

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