Attentat de Monterrey au Mexique
Attentat de Monterrey au Mexique © Carlos t (CC)

"Une violence d'Etat" liée à une "culture de l'opacité", c'est ce que décrit le rapport de l'Association mondiale des journaux et éditeurs d'informations (WAN-IFRA), intitulé "Une menace de mort contre la liberté", publié le 4 septembre dernier. L'organisation dénonce l'absence de condamnations dans les affaires de crimes contre les journalistes, la cause principale des attaques état "l'impunité absolue" des cartels de la drogue.

Les autorités sont accusées d'être "indifférentes", parfois "complices" de ces violences. Depuis que, en décembre 2006, le président Felipe Calderon a déclaré la guerre au narcotraffic, 39 journalistes ont ét assassinés et 8 ont disparu. "Les cartels de la drogue cherchent à contrôler le flux d'information par la terreur", précise le rapport.

Pourtant, il existe depuis 2006 un ministère public consacré aux délits contre la liberté d'expression. Le 22 juin, Felipe Calderon a fait des attaques contre la presse des délits fédéraux et promulgué une loi de protection des journalistes. Selon le rapport, ces mesures seraient "inadaptées" et "tardives". Entre 2009 et 2011, 54 % des aggressions de journalistes ont été commises par des policiers ou des militaires...

Lundi 3 septembre, la "Plume d'or de la liberté" a été décernée à la journlaiste d'investigation mexicaine Anabel Hernandez pour son travail sur le crime organisé et la corruption dans son pays.

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