« Non, Merah n’était pas un loup solitaire. Breivik en était un, mais pas Merah », a redit aujourd’hui Manuel Valls, à Bruxelles. Il participait à une conférence européenne sur la radicalisation, au cours de laquelle justement, le ministre de l’Intérieur a exposé le cas Mohamed Merah, tandis que son homologue norvégienne revenait elle sur la folie meurtrière d’Anders Breivik (77 morts et 151 blessés en juillet 2011).« Merah était seul, mais pas isolé », a affirmé le ministre, avant d’expliquer que Mohamed Merah, certes, avait tué seul, mais qu’il avait eu des contacts avec des salafistes de la région toulousaine, qu’il s’était déplacé dans les zones tribales entre Afghanistan et Pakistan, qu’il y ait reçu une formation. Pour Manuel Valls, le loup solitaire, c’est donc plutôt Breivik et sa radicalisation sur Internet. Le ministre de l’Intérieur n’a donc pas la même vision du cas Merah que Bernard Squarcini, l’ex patron de la DCRI, qui lui, avait évoqué, une « autoradicalisation spontanée, volontaire, et isolée ».

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