L'ancien Premier ministre s'est éteint à l'âge de 85 ans. Du PSU au PS, il était devenu l'un des fondateurs de la "deuxième gauche".

Michel Rocard
Michel Rocard © Sipa / WITT/SIPA

Michel Rocard restera pour la gauche comme un des opposants historiques à François Mitterrand qui en fera pourtant son Premier ministre en 1988. Il dirige alors un gouvernement "d'ouverture".

Candidat à la présidentielle de 1969 (3,61% des suffrages exprimés), il est très proche du candidat socialiste Gaston Deferre (5%). Elu député des Yvelines, il poursuit sa carrière toujours en prônant l'autogestion.

Père de la Contribution sociale généralisée (CSG) il restera sur le plan économique comme un agitateur d'idées. Les formules dont il avait le secret l'ont souvent aidé mais parfois desservi. En la matière, il en est une qui prend une résonance particulière actuellement :

La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde

Michel Rocard lui-même n'a cessé depuis d'affirmer que la citation complète comportait une deuxième proposition :

mais elle doit en prendre fidèlement sa part

Après avoir occupé de multiples fonctions, Michel Rocard était depuis mars 2009 Ambassadeur de France chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique.

Son fils a annoncé dimanche qu'il sera incinéré à Paris et que ses cendres seront ensuite inhumées en Corse. Un hommage national lui sera rendu jeudi aux Invalides.

►►► ALLER PLUS LOIN :
Demain, édition spéciale du 6/9 de Laetitia Gayet avec Nicole Notat (7h15), Lionel Jospin (8h15), François Bayrou et Bernard Guetta (8h40)
(re)écouter Michel Rocard au micro  de Léa Salamé, en février 2016

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.