Mike Kelley liquid diet courtesy galerie Hussenot
Mike Kelley liquid diet courtesy galerie Hussenot © Courtesy Galerie Hussenot Paris / Christine Siméone

Mike Kelley, artiste américain majeur,vient de mourir. D'origine irlandaise connue pour ses oeuvres trash ou gore, il n'avait pas fini de développer son oeuvre.Travail sur les comics américains, réflexion sur la question irlandaise sa patrie d'origine, images porno, assemblages de tissus, installations , vidéo, dessins, collages, Mike Kelley était un touche-à-tout, toutes techniques, tous supports, tous propos. On l'appelait le "Marcel Duchamp californien" pour le foisonnement de ses réflexions et sa liberté d'action. En suivant le fil de la culture kitsch ou du punk rock, il a bousculé le regard de ses visiteurs par des oeuvres brutales. A Paris il été notamment exposé au Centre Pompidou, au Magasin à Grenoble, et dans la galerie d'Eric Hussenot. Eric Hussenot dont voici le témoignage:

Mike a été montré à la galerie par Ghislaine Hussenot dès la fin des années 80. Sa dernière exposition à la galerie date de 2009.C'est un artiste aux techniques proteiformes; sculptures, peintures, objets, vidéos, installations...

Ce qui le caractérise est bien sûr un aspect trash et dirty mais surtout son approche de la culture populaire américaine, ce qui est en réalité l'essencede la civilisation américaine contemporaine. Pas d'histoire donc une culture immédiate et populaire.Jeune, Mike était musicien, il a été batteur dans un groupe de Noise rock : "Destroy All Monsters". Il a toujours continué la musique.Mais ce n'est pas un artiste qui crée pour choquer, il n'y pas réellement de quoi être "choqué" sur son travail malgré l'aspect trash, c'était surtout pour parler d'un aspect de la culture américaine.

Ses pièces les plus connues sont les peluches, les couvertures de grand mère en tricot et ses "memory ware"; pièces au mur qui assemblait un bric a brac de bibelots récoltés dans les puces de toute l'Amérique. Eric Hussenot

Mike Kelley a exposé à la galerie Hussenot sa "Selection from Kandors" en septembre 2009

Mike Kelley Kando
Mike Kelley Kando © Courtesy Galerie Hussenot Paris / Christine Siméone
L’exposition ; Mike Kellley : selection from Kandors présente des sculptures, (caissons lumineux lenticulaires) et des vidéos en relation avec la cite fictive de Kandor, la capitale de la planète de Superman : Krypton. Selon le mythe de Superman, Kandor est le seul vestige de Krypton planète en partie détruite. La cité est conservée en miniature dans une bouteille en possession de Superman. Étrangement, l’iconographie de Kandor n’est pas codifiée à travers les “comic books ” et au fil des années, les représentations ont toujours variés. Kelley décrit ce processus comme une tentative de créer une œuvre d’art de dimension plane, colorée et visuellement simple comme une peinture de Matisse procédant en 3 dimensions tout en maintenant une perspective aplatie. Toutes les pièces sont lumineuses ou en mouvement et l’exposition s’illumine d’elle-même (texte Galerie Hussenot). [Mike Kelley au Centre Pompidou> ](http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/42669328D3C689CEC1257098002DBC44) [Le site Officiel de Mike Kelley> ](http://www.mikekelley.com/MKBIO.html)
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blogcs signature C Simeone © Radio France / C Siméone
_Pour ce blog, Textes © Christine Siméone_ _Photos © Christine Siméone sauf indication_ _**Remerciements à**_ _Valeria Emanuele, au web de France Inter twitter.com/valeriae[ ](http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:r6wqLSUN44QJ:twitter.com/valeriae+valeria+emanuele&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr)_ _[Annelise Signoret](http://www.linkedin.com/pub/annelise-signoret/18/424/8a2)_ _, du service documentation de Radio France_ __ _Sophie Raimbault, assistance du service Culture de la rédaction de France Inter_ _Ghislaine Delubac et son équipe de l'[agence Apocope](http://www.agenceapocope.com/html/apocopeteam.htm)_ _[Guillaume Ducongé ](http://www.audiovisit.com/accueil.php)_
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