par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - Au quatrième jour des défilés parisiens de prêt-à-porter de l'hiver prochain, Sonia Rykiel a présenté une collection gaie et confortable, tandis qu'Anne-Valérie Hash a décliné sa version du smoking au féminin.

Peu apprêtée, les cheveux pris dans un bandeau noir, la femme Sonia Rykiel a l'élégance nonchalante et se glisse dans de douillets ensembles de maille, marque de fabrique de la griffe, comme ces tailleurs jupe rose fanée ou crème.

La styliste écossaise April Crichton, nommée à l'automne directrice artistique du prêt-à-porter, après avoir travaillé pendant des années avec Nathalie Rykiel, présidente de la griffe, propose aussi des robes de soie, smokées sur la poitrine, crème ou noire, et voilant les bras de mousseline transparente.

La silhouette est réchauffée d'épais manteaux de laine beige ou corail portés avec des bottes compensées en vernis noir.

Des ensembles de jersey marine et noir, pantalon court et veste à martingale, apportent au défilé une touche 1925.

Comme toujours chez Sonia Rykiel, la gaîté s'empare du podium au final, où les mannequins, tout sourire, viennent groupées saluer l'assistance.

La maison de couture, qui était une des dernières marques françaises à capitaux, a cédé 80% de son capital au fonds hong-kongais Fung Brands Limited, afin de se développer en Asie et en Amérique du Nord.

Alors que les acteurs du luxe ont connu une année 2011 particulièrement brillante, avec des hausses de ventes souvent supérieures à 20%, celles de Sonia Rykiel ont stagné l'an dernier, aux environs de 90 millions d'euros.

SMOKING REVISITÉ

Chez Anne-Valérie Hash, le ton était à la sophistication.

La styliste, qui reste fidèle au masculin-féminin, a décliné avec grâce le smoking romantique et déstructuré.

La veste souvent bicolore - champagne sur les épaules étroites, noire ailleurs - allongée dans le dos, habille gracieusement des cols roulés de mousseline couleur bronze.

La taille des jupes est abaissée, drapé bas sur les hanches, les hauts de soie jouent les transparences avec des broderies noires ou bien l'asymétrie sur des tops de soie bicolores.

Les lignes sont biaisées, les volumes comme floutés, dans une harmonieuse et délicate palette prune, vert profond, noir ou crème, qui brille parfois de lamé.

Pascale Denis, édité par Jean-Stéphane Brosse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.