La coopération judiciaire entre France et Algérie se complique, dans l'affaire de l’enlèvement (le 27 mars 1996), puis de l’assassinat des moines de Tibéhirine. Les autorités algériennes avaient désigné, en février 2012, le parquet de Médéa (non loin de Tibéhirine) comme interlocuteur du juge français. Elles viennent de se raviser. En octobre dernier, Alger a décidé que ce serait finalement le pôle anti-terroriste d’Alger qui serait compétent en matière de coopération judiciaire, dans cette affaire. Une volte-face qui illustre les tensions au sein du pouvoir algérien sur la gestion de ce brûlant dossier, susceptible de mettre en cause la responsabilité de militaires dans l’assassinat des moines, directement ou indirectement, par l’instrumentalisation de groupes islamistes. Le juge d'instruction Marc Trévédic souhaite entendre une vingtaine de protagonistes en Algérie, et procéder à l’exhumation des têtes des moines (les corps n’ont jamais été retrouvés) mais il attend toujours la réponse des autorités algériennes. France 24 et le journal El Watan ont annoncé récemment qu’un feu vert aurait été délivré au juge Trévidic pour se rendre sur place, en mars 2013, mais sans aucune garantie, pour le moment.

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