[scald=27817:sdl_editor_representation]RIO DE JANEIRO (Reuters) - La France a hérité samedi d'un groupe de qualifications pour la Coupe du monde 2014 au Brésil plutôt relevé, où figure notamment l'Espagne, championne du monde et d'Europe en titre.

La France, qui ne se trouvait pas dans le premier chapeau réservé aux têtes de série de la zone Europe, rencontrera également en matches aller-retour la Biélorussie, la Finlande et la Géorgie.

Les Bleus devront terminer à la première place de leur groupe pour s'assurer une qualification directe pour la Coupe du monde.

Si jamais ce scénario idéal ne se produit pas, ils devront figurer parmi les huit meilleurs deuxièmes des neuf groupes de la zone Europe puis disputer un match de barrage aller-retour.

Pour mémoire, la France avait dû passer par cette voie délicate pour se qualifier pour la Coupe du monde 2010, en éliminant, non sans controverse, les Irlandais grâce à but entaché d'une main de Thierry Henry.

"C'est un groupe extrêmement difficile. Cela dit, on a le temps de progresser", a déclaré aux micros d'Eurosport le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët.

"L'Espagne est championne du monde, l'équipe qui joue actuellement le mieux au monde mais on doit se rapprocher de cette équipe, c'est un objectif", a-t-il ajouté peu après le tirage au sort, auquel participait également le sélectionneur des Bleus Laurent Blanc.

"Au moins c'est clair, on ne pourra nous coller l'étiquette de favori avec le champion du monde et d'Europe dans notre poule", a dit l'ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux, dans un communiqué publié sur le site internet de la FFF.

"C'est terriblement excitant de se mesurer aux meilleurs. C'est à travers ce genre de matches que l'on progresse toujours. Ce serait mentir que de dire qu'on est dans un groupe facile, loin de là, mais on s'attellera à la tâche et la France jouera comme à chaque fois crânement sa chance", a-t-il ajouté.

PAS VRAIMENT UN HASARD

Hormis l'Espagne, irrésistible depuis son titre à l'Euro 2008, la France rencontrera une vieille connaissance en la personne de la Biélorussie, qu'elle côtoie actuellement dans son groupe de qualification pour le prochain championnat d'Europe.

En deux confrontations, les Bleus se sont inclinés une fois à domicile (1-0), avant d'accrocher les points du match nul à Minsk (1-1). La perspective de rencontrer à nouveau cette équipe peut être à la fois aussi excitante que dangereuse.

En revanche, la Finlande et la Géorgie, les deux autres pensionnaires du groupe I, ne devraient logiquement pas poser d'énormes difficultés à l'équipe de France.

Depuis la publication du dernier classement de la Fifa, mercredi, l'équipe de France savait qu'en sa qualité de dixième nation européenne, il lui serait impossible de figurer lors de ce tirage au sort dans le premier chapeau des têtes de série, un privilège réservé aux neuf premières équipes du continent.

Malgré une présence systématique en phase finale de la Coupe du monde depuis 1998 et un palmarès fourni lors des grandes compétitions internationales, les Bleus sont désormais derrière des équipes comme la Croatie, la Norvège ou encore la Grèce.

Et pour cause, l'équipe de France n'a cessé de chuter ces dernières années dans ce classement des meilleurs nations du football mondial, pour finalement abandonner son statut de tête de série.

Les parcours catastrophiques des Bleus lors de l'Euro 2008 et de la Coupe du monde 2010, avec six matches pour zéro victoires, ont beaucoup pesé.

Car dans le système complexe d'attribution de points qu'utilise la Fifa pour établir son classement, ce type de rencontres internationales compte sensiblement plus que les autres.

Les mauvaises langues diront donc qu'au final, si l'équipe de France croise aujourd'hui le chemin de l'Espagne, ce n'est ni de la malchance, ni vraiment par hasard.

Olivier Guillemain

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