PARIS (Reuters) - Le semencier Monsanto ne commercialisera pas en France en 2012 de maïs transgénique Monsanto 810 malgré l'annulation de la clause de sauvegarde appliquée à son encontre, annonce mardi la firme américaine qui estime que les conditions favorables à sa commercialisation ne sont pas réunies.

Réagissant à l'invasion lundi par des militants anti-OGM de la Confédération paysanne d'un de ses centres de stockage à Trèbes dans l'Aude, la firme rappelle qu'elle n'a ni vendu, ni expérimenté de semences de maïs MON 810 en France depuis 2008.

"Tant que la France n'aura pas de contexte politique favorable et d'approche réglementaire basée sur la science, Monsanto ne continuera à proposer que des semences - non OGM - comme elle le fait depuis des années", écrit Monsanto dans un communiqué.

Le Conseil d'Etat a suspendu le 28 novembre des arrêtés de 2007 et 2008 interdisant en France la commercialisation et la mise en culture des semences de maïs transgénique Monsanto 810, rendant de facto possibles des semis de maïs OGM vers la fin février pour les régions les plus précoces du Sud-Ouest.

Interpellés par les apiculteurs et les anti-OGM, les ministères français de l'Ecologie et de l'Agriculture ont réaffirmé à la mi-janvier leur opposition à cette culture.

Le ministère de l'Ecologie a souligné lundi qu'une nouvelle clause de sauvegarde devrait être prise avant la fin février sur la base d'études parues en 2009 et 2010, le moratoire annulé s'appuyant sur des études datant de 2008.

Valerie Parent, édité par Gilles Trequesser

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