ROME, 4 septembre (Reuters) - François Hollande et Mario Monti ont fait mardi assaut d'optimisme sur les chances de voir le Conseil européen d'octobre prendre des décisions pour régler la crise de la zone euro et resserrer des écarts de taux sur la dette souveraine.

"C'est au Conseil européen (des 18 et 19 octobre-NDLR) que nous devrons trouver des solutions pour la Grèce, l'Espagne, et passer à la troisième étape de l'union bancaire et à l'approfondissement de l'union économique et monétaire", a dit le président français à l'issue d'une rencontre avec le président du Conseil italien.

François Hollande, comme Mario Monti, ont estimé que les choses évoluaient dans le bon sens depuis quelques mois.

"Il y a des taux d'intérêt qui sont trop élevés dans un certain nombre de pays sur la dette souveraine", a-t-il ajouté, tandis que Mario Monti estimait qu'il n'était pas normal que l'Espagne et l'Italie doivent emprunter à de tels taux alors qu'elles ont consenti de nombreux efforts.

"C'est le rôle de tous ceux qui ont vocation à intervenir sur la zone euro et notamment la BCE d'y contribuer", a dit le président français en rappelant que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, avait donné des assurances en ce sens dans ses dernières déclarations.

François Hollande a ajouté être en "très grande convergence" avec Mario Monti et Angela Merkel pour "régler lors des Conseils européens qui vont arriver les questions qui sont celles de tous les Européens parce que nous devons une fois pour toute apporter les réponses à la zone euro".

"Pour les questions de la zone euro, de son approfondissement, de sa consolidation, de son intégrité, nous nous retrouvons sur des positions communes", a-t-il dit.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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