Dans la salle d'attente de "Mots Croisés", France 2, avec Renaud Dély, Rédac Chef du Parisien, ex rédac chef de Libé, ex collaborateur de Charlie. Un vrai journaliste politique, qui analyse tout en terme de stratégies, comme les économistes analysent tout en termes de partage et de luttes pour le gâteau (du moins les économistes honnêtes). Arrive Maryse Dumas, que je ne connais pas, mais que j'ai envie de défendre. Copé, lui, n'est pas dans la salle d'attente, il arrive par une autre porte et va directement sur le plateau. Copé est un politicard pur. Aucune aspérité, aucun état d'âme, une voix assez belle, une rhétorique qui tourne comme un moteur diesel bien chaud. Mais tout de même un faiblesse... Il veut être président de la République!! Mesure-t-il l'infantilité de ce désir? En tout cas il ne m'aime pas, sans doute parce que je le regarde ironiquement, précisément à cause de ce désir puéril. Après ce débat, moi qui n'était pas très chaud pour défendre les régimes spéciaux, je suis tout à fait prêt à me battre pour que des salariés mal payés foutent le camp du marché du travail le plus vite possible. L'argument le plus odieux est le suivant: "oui, tandis que les autres cotisent 40 ans, eux se barrent après 37.5 ans de cotisation..." Odieux. La moindre justice voudrait que l'on aligne sur le meilleur et non sur le pire. Qu'est ce que cette justice qui nivelle par le bas? Tous en bas, tous égaux? Une justice à la POl Pot? Vendredi je défendrai mordicus contre Sylvestre les régimes spéciaus. Peilhon a raison de dire que le statut des gars de la SNCF (la RATP, elle, équilibre pratiquement ses régimes spéciaux) est la paille qui fait oublier la poutre. La poutre, c'est la dégradation incroyable des conditions de vie des retraités salariés. Et l'explosion des inégalités chez les retraités. Avant

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