Quelques concerts

The Egyptian projec

À Paris quartier d’été comme ailleurs, l’Égypte est cette année très présente dans les esprits et dans les coeurs. Une des raisons pour lesquelles le festival se réjouit d’inaugurer ses concerts dans les parcs et jardins avec une fête égyptienne et musicale. Infusion plutôt que fusion, The Egyptian Project est le fruit d’une collaboration engagée sur la durée entre des tenants de la tradition égyptienne et de jeunes musiciens français qui mêlent aux sonorités du Delta du Nil et aux mélopées nubiennes les ambiances du jazz ou du trip-hop. “Une rencontre fleuve, baignée d’effluves orientaux et d’exhalaisons électroniques minimales ”, pour un voyage vers des contrées inexplorées… Yallah !

Bjørn Berge

Imaginez un groupe détonnant, qui passe avec agilité du rock des seventies au blues du Delta du Mississippi, du folk au métal, du bluegrass à la country. Ils sont au moins six : guitare, voix, basse, batterie, cithare, banjo, pedal steel … Et maintenant ouvrez les yeux : vous êtes face à un seul homme armé d’une guitare acoustique. Il s’appelle Bjørn Berge, il vient de l’ouest de la Norvège, et toute sa jovialité de bon géant n’y change rien, la réaction initiale est toujours la même : “Quelle claque !”

Capable de tenir au bout de ses dix doigts des stades de plusieurs milliers de spectateurs, ce virtuose de la douze cordes et du bottleneck n’usurpe pas son surnom : “string machine”. Mais, privilège des grands gabarits, il sait aussi surprendre par sa subtilité et sa douceur.

Juju (Justin Adams & Juldeh Camara)

L’un est un guitariste britannique vibrant d’énergie punk qui officie chez Robert Plant, passionné de musiques arabes et africaines. L’autre est un griot gambien, virtuose du violon ritti et du luth kologo . Pendant de longues années, ils se sont admirés sans se connaître. Et puis, ce qu’on voulait qui arrive a fini par arriver… À eux deux, Justin Adams et Juldeh Camara réunissent une somme incroyable d’aventures musicales glanées partout autour du monde. En accord parfait, ils associent les cordes du Mali et les riffs de Chicago, les rythmes gnawas et le punch des Clash. Une rencontre entre deux musiciens éclatants d’énergie brute, qui emmènent joyeusement le public vers la transe.

The Egyptian project
The Egyptian project © Guillaume Grim
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