Special Delivery, the social contraction timer a déjà enflammé les claviers (pourquoi parler d'une encre qui ne coule plus? ). Cette application qui se télécharge permet aux futures mamans d'étaler sur les réseaux sociaux l'avancée du travail à la maternité.

A chaque contraction, il lui suffit d'appuyer sur un bouton pour augmenter son nombre de followers sur Twitter et recevoir sur Facebook les encouragements des amis qui assistent en direct à l'accouchement (en mangeant une pizza ?)

Toutes les dix contractions, et grace au maestro 2.0, une synthèse est automatiquement rédigée pour les internautes qui ne veulent rien perdre de cet accouchement live.

Et voilà que le cimetière parisien du Père Lachaise annonce de son coté qu'il est possible de suivre sur Internet une oraison funèbre."Pratique pour ceux qui ne peuvent se déplacer " dit le directeur général des services funéraires de la ville de Paris qui affirme répondre à une demande .

Mais il ne sait pas encore que les personnes mortes et enterrées survivent sur Facebook.

Une société américaine propose, moyennant une somme d'argent, de récupérer le profil du disparu et de l'alimenter avec des photos inédites et inconnues de son vivant et des messages ciblés à des amis, genreça fait 6 mois que je ne suis plus là mais je pense à toi de là haut" etc etc.

Plus besoin d'aller partout ailleurs dans l'an 2.0 . La vie, la mort, la résurrection, l'info en temps réel se confondent dans un tourbillon. On voit tout, on sait tout à la seconde près. C'est le progrès. Dans ce tourbillon du tout info indigeste qui donne la nausée ne manque t-il pas un brin de distance et d'humanisme ?

A ce stade, j'assume pleinement mon statut d'antiquité du XXème siècle

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