[scald=25573:sdl_editor_representation]par Eric Vienne

SHANGHAI (Reuters) - Les Français Frédérick Bousquet et Florent Manaudou étaient satisfaits de leur performance lundi en finale du 50m papillon des championnats du monde de natation, à Shanghai, même si les deux beaux-frères échouent au pied du podium.

Frédérick Bousquet, compagnon de Laure Manaudou, a pris la quatrième place, à seulement trois centièmes de la médaille de bronze, tandis que Florent Manaudou, petit frère de l'ancienne reine du 400m nage libre, s'est classé cinquième pour sa première grande compétition internationale.

La course a été remportée par le Brésilien Cesar Cielo, seulement autorisé à participer à la compétition jeudi après un contrôle positif à un diurétique en mai.

Le podium a été complété par deux Australiens, Matthew Targett et Geoff Huegill, qui sont en passe de devenir les bêtes noires des Français au lendemain de la victoire du relais 4x100m "aussie" devant les Bleus.

"On va m'en parler souvent de ces trois centièmes", a déclaré Bousquet avec le sourire. "Quatrième, c'est un peu râlant mais je suis content."

"Je ne peux pas me plaindre parce que j'ai franchi une étape. J'ai amélioré mes temps au fur et à mesure (des courses). J'ai nagé ma course la plus rapide ce soir, je suis content".

MANAUDOU RATTRAPÉ PAR L'ENJEU

Frédérick Bousquet, qui a nagé à l'aveugle à la ligne d'eau numéro 8, a regretté une fin de course difficile et a eu le sentiment de "forcer". "Sur la fin, ça coince. Il n'y a plus aucune fluidité, c'est vraiment dans la force."

A tel point qu'il était presque surpris de se retrouver quatrième. "Mon réflexe a été de regarder le bas (du classement) et de remonter", a-t-il ajouté, tout sourire.

Son "beau-frère" voyait, lui, dans sa cinquième place une source d'espoir pour la suite de sa carrière.

A tout juste 20 ans, il a atteint son objectif pour ses premiers Mondiaux, à savoir une qualification en finale assortie d'un record personnel en série (23"31).

"C'est assez satisfaisant, je finis cinquième mondial, c'est déjà pas mal", a-t-il dit avant d'admettre quelques "regrets".

"C'est dommage que je ne fasse pas le temps que j'ai fait hier, ça m'aurait permis de monter sur le podium. Mais quand je vois d'où je suis parti en début de saison, 24"1, là 23"3, je 'tombe' huit dixièmes en un an. C'est quand même pas mal."

D'apparence si calme en séries et en demi-finale, Manaudou a avoué avoir été rattrapé par le trac avant la finale.

"J'ai trop pensé à ma course. Je n'ai pas dormi de la nuit de samedi à dimanche. Cette nuit non plus, je n'ai pas beaucoup dormi. Ce n'est pas la fatigue (physique) qui m'a eu ce soir, c'est la fatigue nerveuse."

Bousquet, ancien partenaire d'entraînement de Cesar Cielo, a tenu à rendre hommage au Brésilien, légèrement sifflé avant la course, notamment en provenance de la tribune réservée aux athlètes.

"Je n'ai pas vu, mais Matt Targett m'a dit que le Kényan (Jason Dunford, septième de la finale) avait mis les pouces vers le bas", a-t-il raconté.

"Si chacun commence à y mettre son petit mot négatif ou sa petite phrase, on ne s'en sort plus. Ça ne sert à rien, il est là, il est qualifié, il gagne en plus. Avec ce qu'il vient de traverser, c'est fort."

Frédérick Bousquet aura l'occasion d'affronter à nouveau le Brésilien, vendredi, sur le 50 mètres nage libre.

Édité par Gilles Trequesser

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