[scald=105979:sdl_editor_representation]par Chrystel Boulet-Euchin

DUNKERQUE, Nord (Reuters) - Camille Muffat a signé lundi, aux championnats de France de natation à Dunkerque, la meilleure performance mondiale de l'année sur le 400m nage libre, décrochant du même coup son billet pour les Jeux olympiques de Londres où elle sera accompagnée par Coralie Balmy.

Laure Manaudou a toutes les cartes en main pour être aussi du voyage, même si elle n'a signé que le deuxième temps des demi-finales du 100m dos en début de soirée, après avoir dominé les séries du matin.

Muffat a frappé un grand coup et aura probablement marqué les esprits en s'imposant en quatre minutes une seconde et 13 centièmes, améliorant d'une seconde l'ancien record de France établi en 2006 par Laure Manaudou, qui fut championne olympique et du monde de la distance.

"Le record de France n'était pas un objectif. J'étais à la fois contente et surprise à l'arrivée. J'ai fait ce qu'il fallait aujourd'hui, je savais que j'avais beaucoup progressé", a dit la nageuse en sortant du bassin.

Dans une remarque en forme de clin d'oeil, elle n'a pas manqué de rappeler le palmarès de Manaudou sur la distance mais, a-t-elle souligné "pour être championne olympique il faudra nager en 4'01", voire 4'00".

Bien que battue, Coralie Balmy, qui a couru en 4'05"45, n'en était pas moins ravie d'avoir, elle aussi, décroché son billet pour les JO, son premier objectif sur ces championnats.

MANAUDOU UN PEU DÉÇUE

"Je suis très satisfaite. Je sentais que j'étais en forme depuis ce matin", a dit Balmy avant d'évoquer le record de sa coéquipière.

"Battre le record, cela fait un moment que l'on sait qu'elle peut le faire", a-t-elle dit.

Laure Manaudou était, elle, plus réservée sur sa performance, regrettant d'avoir fait moins bien en demi-finale dans la soirée que le matin en séries.

Après deux années sans compétition et une maternité, elle a signé le meilleur temps des qualifications du matin en 1'00"42, avant de nager en 1'00"58 dans la soirée.

L'ancienne championne olympique du 400m nage libre doit désormais terminer à l'une des deux premières places de la finale, qui sera disputée mardi, pour valider son billet pour Londres.

"Je ne suis pas totalement satisfaite, c'est toujours décevant de faire mieux le matin que l'après-midi, mais l'important est d'avoir fait le temps, c'est vraiment ce qui me stressait le plus", a-t-elle dit.

Ce lundi a également été marqué par le duel entre Camille Lacourt et Jérémy Stravius qui se partagent le titre de champion du monde du 100m dos.

En séries, Lacourt - qui avait déclaré vouloir "marquer des points" sur cette compétition - a signé le meilleur temps en une minute 49"54, devant Stravius et Benjamin Stasiulis, lui aussi en quête d'un billet pour l'Angleterre.

LACOURT DEVANT

En demi-finale, il a récidivé mais a cette fois devancé dans l'ordre Stasiulis et Stravius.

"J'ai montré que je pouvais être performant, maintenant il reste la finale. On verra demain (mardi) dans la bagarre", a dit Lacourt.

Les demi-finales du 200m nage libre, distance à laquelle le champion olympique du 100m Alain Bernard a finalement renoncé, a vu Amaury Leveaux signer le meilleur temps.

Le nageur du Lagardère Paris Racing a remporté sa demi-finale en une minute 47"63, pour devancer Yannick Agnel, champion d'Europe sur 400m et vainqueur de l'autre demi-finale.

Clément Lefert, vice-champion de France de la spécialité, a signé le troisième meilleur temps devant Grégory Mallet, le tenant du titre.

Giacomo Perez-Dortona a échoué dans sa quête d'un billet pour les Jeux olympiques de Londres en dépit du titre décroché sur 100m brasse. Il a échoué à sept centièmes des minima.

Il pourra néanmoins se consoler avec une victoire de prestige sur Hugues Duboscq, triple médaillé olympique et détenteur de 25 titres de champion de France sur la distance, qui ne pouvait plus lui rêver de JO sur la distance après les temps réalisés dimanche en série.

Sur 100m papillon, où aucune des nageuses ne pouvait plus prétendre à un billet olympique, le titre est revenu à Justine Bruno.

En 59"55, elle a pris le meilleur sur Aurore Mongel, la tenante du titre, et Léa Giraudon.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Guy Kerivel

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