[scald=24481:sdl_editor_representation]par Eric Vienne

SHANGHAI (Reuters) - Un an après son triomphe aux championnats d'Europe de Budapest et à un an des Jeux olympiques de Londres, la France aborde les Mondiaux de natation de Shanghai avec l'espoir de confirmer son statut de première nation européenne.

Alors que le monde de la natation bruisse des remous provoqués par le retour à la compétition prometteur de Laure Manaudou, qui sera absente à Shanghai, les nageurs français arrivent en confiance en Chine après un dernier stage de préparation à Singapour du 8 au 20 juillet.

"C'est une équipe qui possède aujourd'hui une maturité sportive et en même temps une expérience des grands rendez-vous", estime le directeur technique national Christian Donzé, qui attend des Bleus qu'ils confirment leurs prestations de Budapest et des championnats du monde en petit bassin de Dubai, en décembre dernier.

En Hongrie, la France avait récolté une moisson de 21 médailles, dont huit en or, une performance exceptionnelle confirmée à Dubai, où les Bleus s'étaient classés au cinquième rang mondial avec huit médailles, dont trois en or.

En grand bassin et avec cette fois la présence des meilleurs nageurs mondiaux, la mission s'annonce plus délicate. Depuis les Jeux olympiques d'Athènes en 2004, la France est ainsi abonnée au nombre de six médailles lors des grands rendez-vous planétaires, que ce soit aux Jeux de Pékin en 2008 ou aux Mondiaux de Melbourne en 2007 et Rome en 2009.

MUFFAT, L'ESPOIR FÉMININ

Pour franchir enfin ce seuil, la France misera comme d'habitude sur ses sprinteurs et ses relais mais, aussi, sur Yannick Agnel, Camille Lacourt, Hugues Duboscq ou Camille Muffat.

Signe de la densité du sprint français, le champion olympique et d'Europe Alain Bernard ne s'est pas qualifié sur le 100m nage libre, laissant à Fabien Gilot et William Meynard le soin de défendre les couleurs françaises sur la distance reine.

Bernard tentera de se consoler sur le 50m nage libre en compagnie de Frédérick Bousquet, ainsi que sur le relais 4x100m nage libre.

Toujours placés, jamais gagnants, les relayeurs espèrent enfin conjurer le sort lors d'une compétition internationale après les déceptions de Pékin (médaille d'argent), Rome (médaille de bronze) et Budapest (médaille d'argent).

Comme souvent, le premier jour de compétition, dimanche, aura valeur de baromètre pour la semaine à suivre avec, outre le relais 4x100m, l'entrée en lice très attendue de Yannick Agnel sur 400m nage libre.

Deuxième temps des engagés cette année, le jeune champion d'Europe de la distance (19 ans) affiche ses ambitions de médaille malgré la concurrence du Chinois Sun Yang, de l'Allemand Paul Biedermann ou du Sud-Coréen Tae-Hwan Park.

L'autre Français attendu au tournant après son doublé à Budapest sera le dossiste et nouvelle égérie des médias et sponsors Camille Lacourt, qui se présente avec les meilleures performances mondiales de l'année sur 50 et 100m dos.

Même s'il s'est fait discret cette année, il faudra aussi compter sur le spécialiste de la brasse Hugues Duboscq, toujours présent lors des grandes compétitions internationales.

Enfin, chez les femmes, où la densité est moindre que chez les hommes, les espoirs de médailles reposent essentiellement sur les épaules de Camille Muffat. La Niçoise, championne du monde du 200m NL en petit bassin à Dubai, s'alignera sur 100m, 200m et 400m NL avec de légitimes ambitions de médailles.

Histoire de rappeler, aussi, que la natation féminine française ne se limite pas qu'à une certaine Laure Manaudou.

Édité par Jean-Paul Couret

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