[scald=25287:sdl_editor_representation]par Eric Vienne

SHANGHAI (Reuters) - L'équipe de France de natation a décroché ses deux premières médailles dimanche aux championnats du monde de Shanghai mais la performance avait un goût d'inachevé au terme d'une journée de plus grands espoirs.

Certes Camille Muffat a décroché sa première médaille, le bronze, dans un grand championnat. Les relayeurs, médaillés d'argent, sont montés pour la quatrième année consécutive sur le podium lors d'une compétition internationale.

Mais ces résultats n'ont pas totalement satisfait leurs propres auteurs et n'ont pas fait oublier la grande déception du jour, la sixième place de Yannick Agnel sur le 400m nage libre dont il était l'un des grands favoris.

La première médaille française des Mondiaux a été décrochée par Camille Muffat sur 400m nage libre, troisième derrière l'Italienne Federica Pellegrini, qui conserve son titre, et la Britannique Rebecca Adlington.

Après les déceptions de ces dernières années, la Niçoise a apprécié cette première médaille dans une grande compétition internationale sans se pardonner quelques erreurs.

"Je pense que j'aurais pu faire bien mieux, c'est pour cela que je suis un peu déçue à l'arrivée (...) Je peux nager bien plus vite que cela", a dit la protégée de Fabrice Pellerin.

Quelques instants plus tôt, son partenaire d'entraînement Yannick Agnel n'avait même pas connu la joie d'une première médaille mondiale, désertant un podium dominé par les Asiatiques avec le Sud-Coréen Tae-Hwan Park et le Chinois Sun Yang. L'Allemand Paul Biedermann n'a pas conservé son titre mais s'est consolé avec une médaille de bronze.

AUCUN TITRE POUR LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS

Le champion d'Europe du 400m nage libre a séché dans le dernier 100m de la course, victime d'une mauvaise gestion tactique avec un départ trop rapide qui l'a laissé sans ressources dans le final.

"Il faudrait inventer le 300m comme course. Je gère mal et je peux m'en vouloir de ce côté là", a déclaré Agnel, qui pourra se racheter sur les séries du 200m dès lundi.

Prometteur en séries, dont il avait signé le meilleur temps, le relais 4x100m a encore une fois calé en finale.

Certes les Français ont battu les Américains, malgré la présence de Michael Phelps, pour la première fois de leur histoire lors de championnats du monde mais ils sont tombés sur un os australien nommé James Magnussen, auteur en 47"49 de la meilleure performance mondiale de l'année dans le premier relais.

Alain Bernard, qui n'a transmis le relais qu'en cinquième position, a dit éprouver de "l'amertume".

Chez les femmes, la finale du 4x100m a été remportée par les Néerlandaises, qui ont conservé leur titre acquis à Rome il y a deux ans, devant les Américaines et les Allemandes.

La première journée de compétition dans le magnifique écrin de l'Oriental Sports Center a déjà délivré quelques surprises - ni les Etats-Unis ni la Chine n'ont remporté le moindre titre mondial - et quelques certitudes - Michael Phelps ne remportera pas sept médailles d'or et la folie des records du monde est vraiment passée de mode depuis l'abandon des combinaisons en polyuréthane.

Lundi, quatre finales sont au programme: le 100m papillon femmes, le 200m 4 nages femmes, le 100m brasse hommes, sans le Français Hugues Duboscq éliminé en demi-finales, et le 50m papillon hommes.

Sur cette dernière course, deux Français outsiders et "beaux-frères" à la vie, viseront pourquoi pas un podium: le jeune Florent Manaudou, épatant en demi-finales (3e temps), et l'expérimenté Frédérick Bousquet, compagnon de Laure Manaudou et jamais aussi dangereux que lorsqu'il n'est pas attendu.

Édité par Jean-Paul Couret

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