Plus de trois semaines après l'attentat de Nice, un premier rassemblement en hommage aux victimes a eu lieu ce matin, dans le jardin, Albert 1er, près de la Promenade des Anglais.

Un millier de personnes s'étaient rassemblées dans le jardin Albert 1er de Nice, vers 11h.
Un millier de personnes s'étaient rassemblées dans le jardin Albert 1er de Nice, vers 11h. © Maxppp / Jean-François Ottonello

Quelque 1.500 personnes se sont rassemblées dimanche à Nice pour rendre hommage aux 85 victimes de l'attentat du 14-Juillet dans une ambiance apaisée, tranchant avec les huées qui avaient marqué la minute de silence organisée quelques jours après l'attaque en présence de Manuel Valls.

"On a été choqués par les sifflets survenus lors de cette minute de silence [le 18 juillet-NDL], on aimerait un rassemblement citoyen, vous en ferez ce que vous voulez", a dit en préambule Jacques Agid, un particulier à l'origine de la manifestation lancée sur les réseaux sociaux. Vêtus pour la plupart de blanc, les participants se sont recueillis pendant une petite heure autour du kiosque à musique au jardin Albert Ier, devenu, depuis la tuerie, un mémorial improvisé à quelques pas de l'endroit où Mohamed Lahouaiej Bouhlel a été abattu par les forces de l'ordre après avoir fauché au volant de son camion plusieurs dizaines de personnes.

"J'ai une boule au ventre mais quelque part, ça fait du bien" Leila, 41 ans

Des chansons enregistrées puis des chants a capella ont précédé la Marseillaise entonnée en ch÷ur par les participants parmi lesquels se trouvaient le président du conseil départemental Eric Ciotti et le maire de la ville Philippe Pradal.

Deux minutes de silence ont été observées dont une applaudie. Nettoyant les fleurs fanées autour d'une grande photo d'un garçon prénommé Kylan et sa maman tués lors de l'attentat, Leila, 41 ans, explique "avoir eu peur avant de venir" ce dimanche. "J'ai une boule au vente mais quelque part ça me fait du bien" ajoute celle qui a couru avec sa fillette de trois ans au moment des coups de feu devant le Palais de la Méditerranée le 14 juillet.

La question d'un hommage national toujours en suspens

Un premier rassemblement d'hommage, qui devait prendre la forme d'une marche blanche le 31 juillet dernier, avait été interdit par la préfecture pour des raisons de sécurité. Les autorités ont finalement donné leur feu vert au rassemblement de dimanche en raison de son caractère statique et de son emplacement dans un périmètre fermé.

La question d'un hommage national aux victimes est toujours en suspens plus de trois semaines après l'attentat revendiqué par l'Etat islamique. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi, a indiqué vendredi avoir écrit à François Hollande pour savoir si un tel hommage allait être ou non finalement organisé.

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