Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a assuré mercredi que "rien n'était acté" concernant la réforme de la chasse.

Nicolas Hulot
Nicolas Hulot © Radio France / Anne Audigier

Interrogé par Léa Salamé lors du grand entretien de la matinale, sur le prix du permis de chasse et la question d'une baisse , le ministre de la Transition écologique s'en est pris aux lobbyistes qui tentent d'"imposer" leurs vues au gouvernement.  

La chasse ne peut pas être simplement un lobby qui impose au gouvernement  ses positions

"On a une réflexion, je dialogue avec les chasseurs mais j'aimerais bien éviter les lobbyistes", a-t-il précisé.  

Le conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et lobbyiste Thierry Coste "annonce parfois en sortie de concertations des choses qui n'ont pas été actées, jusqu'à preuve du contraire le ministre concerné c'est moi", a expliqué Nicolas Hulot. 

Interrogé sur le scénario d'une baisse du prix du permis de chasse, évoqué la semaine dernière par son secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu, Nicolas Hulot a répondu : "Pour l'instant rien n'a été décidé. C'est une réflexion mais ça doit faire partie d'un deal global".  

Le ministre se dit favorable à la gestion adaptative pour regarder espèce par espèce celles qui sont classées nuisibles et ne le sont plus, celles qui prolifèrent et qui mériteraient peut-être d'être régulées, "mais ça se fera sur des critères scientifiques et pas sur des critères politiques", a-t-il souligné.  

L'ensemble des sujets liés à la chasse française doit faire l'objet d'un réunion en juin. 

La FNC avait fait savoir en février, à l'issue d'une rencontre avec Emmanuel Macron à l'Elysée, que le chef de l'Etat avait validé le permis à 200 euros - contre 400 euros actuellement - comme ils le réclamaient.  

Dans une interview au Figaro la semaine dernière, Sébastien Lecornu avait évoqué un scénario de réforme qui passerait par une baisse du "prix du permis annuel" de chasse, sans préciser son ampleur, et un renforcement de la "police de l'environnement" pour faire respecter les règles.

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