[scald=65097:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi que l'abandon du nucléaire ou une réduction de son poids dans la production française d'électricité sans disposer de solutions de substitution porterait des "dommages considérables" à l'industrie française.

"Le prix de l'électricité est l'un des rares avantages concurrentiels par rapport à nos partenaires", a estimé le chef de l'Etat dans un discours prononcé à l'occasion du troisième anniversaire du Fonds stratégique d'investissement (FSI).

Pour Nicolas Sarkozy, "toutes les familles politiques françaises ont porté cet effort national sans précédent qui a permis à la France d'être au premier rang" de l'industrie nucléaire.

"Je ne laisserai pas brader cet avantage pour la France, ce serait irresponsable, je ne laisserai pas remettre en cause ce qui est un atout exceptionnel pour la France et je ne laisserai pas dilapider l'héritage industriel et énergétique bâti ces cinquante dernières années", a-t-il dit en insistant en outre sur les gisements d'emploi du secteur.

Il a encore estimé que, grâce au sens de l'Etat de tous les présidents de la Ve République qui se sont succédé, le nucléaire avait fait l'objet jusqu'à présent "d'un consensus politique exemplaire et si rare dans notre pays".

Le nucléaire est au centre de l'actualité politique française en raison notamment de l'accord conclu cette semaine entre le PS et les Verts en vue des élections présidentielle et législatives de 2012.

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

Mots-clés :

Derniers articles

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.