PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a laissé entendre samedi soir qu'il n'envisageait pas un nouveau train de mesures d'austérité en France en 2012 et souhaitait au contraire donner la priorité à la relance de l'activité économique.

Dans les derniers voeux radio-télédiffusés aux Français de son quinquennat, le président de la République a estimé que le destin de la France pouvait "une fois encore basculer" en 2012, année d'élections présidentielle et législatives.

"Ce qui se passe dans le monde annonce que l'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles", a-t-il déclaré.

Nicolas Sarkozy

"Le problème posé n'est pas celui d'un nouveau train de réduction des dépenses pour l'année qui vient. Ce qui devait être fait a été fait par le gouvernement", a-t-il poursuivi. "Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat."

Il a également estimé qu'il faudrait alléger la pression du financement de la protection sociale sur le travail. Selon Nicolas Sarkozy, ce financement "ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable". Nicolas Sarkozy a souhaité "faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'oeuvre à bon marché".

Nicolas Sarkozy

A l'issue du sommet social du 18 janvier, Nicolas Sarkozy a promis des "décisions importantes": "La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C'est un devoir auquel je ne me déroberai pas" a-t-il assuré.

Nicolas Sarkozy

"Vous pouvez être sûrs que j'assumerai jusqu'au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m'avez confiées et que je n'aurai de cesse d'agir au nom de l'intérêt général", a assuré le président qui a souligné l'importance de l'échéance présidentielle. "Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d'ici là, je dois continuer à agir car l'histoire des décennies à venir s'écrit maintenant".

L'analyse

Anne-Laure Dagnet

Les réactions

Pour Benoît Hamon "jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux". Le porte-parole du Parti socialiste s'exprimait au cours d'uen édclaration officielle aux médias.

Benoît Hamon

Pour Marine Le Pen le président s’est livré à des vœux incantatoires. "Les promesses de Nicolas Sarkozy mettent le focus sur tout ce qu’il n’a pas fait" a souligné la candidate du Front National.

Marine le Pen

Le Premier ministre François Fillon s'est félicité que le président de la république se soit "placé au-dessus des contingences partisanes et des échéances électorales". Pour Franck Riester, le secrétaire national en charge de la communication de l'UMP, le discours de Nicolas Sarkozy était celui d’un Président tout à son devoir.

Franck Riester

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Lien voeux candidats © Radio France

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