Après la dénonciation de Schengen dimanche à Villepinte -et Nicolas Sarkozy est certain que Angela Merkel est d'accord avec lui- le président candidat a reparlé des frontières hier soir sur TF1, mais des frontières fiscales cette fois.

« Je souhaite que la fiscalité et la nationalité soient liés »

Le candidat UMP a donc proposé la création d'un « impôt lié à la nationalité » pour que « tout exilé fiscal » soit soumis à une contribution à hauteur de « la différence » entre les impôts qu’il a versé à l'étranger et ce qu'il aurait payé « sur les revenus de son capital en France ».

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A noter, cette proposition avait été avancée par Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Front de gauche s’est félicité d’un mot très clair « Je triomphe ! ».

« Pas de charges pour les artisans sans chiffre d'affaires »

Impôts toujours, ceux des artisans maintenant, le président candidat a annoncé à l’un des français qui l’interrogeaient son projet de supprimer les charges sociales des artisans tant qu'ils ne réaliseront pas de chiffre d'affaires, à l’instar de ce qui se passe pour les auto-entrepreneurs. Mesure de 250 millions d’euro financée par « l'impôt minimum sur les grandes sociétés ».

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a reconnu une erreur : avoir voulu généraliser le travail du dimanche. Il a dit avoir « mis de l’eau dans son vin » et vouloir réserver la « possibilité d'ouverture le dimanche aux bassins de population de plus d'un million d'habitants ».

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Nicolas Sarkozy © Radio France

« Que la France silencieuse m'aide !»

Répondant à une gérante de bar-tabac-PMU, Nicolas Sarkozy s'est présenté en victime des détracteurs de sa politique de sécurité. « Vous voyez bien qu'à longueur de journées je suis stigmatisé par les bonnes consciences » a noté le président candidat en lançant un appel à la « France silencieuse » pour l’aider à lutter contre l'insécurité.

« Je ne peux pas être tout seul dans ce combat face à la bien-pensance, face à ceux qui ne parlent que de l'image et qui ne connaissent rien à la réalité du travail dangereux des policiers et des gendarmes et de la vie que vous, les Français, vous avez » a-t-il dit, tout en défendant son bilan.

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« Saif al Islam Kadhafi, une référence morale sans doute... »

Interrogé sur les révélations du site Médiapart qui a fait état d’un possible financement de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy a jugé cette information « grotesque » et a tenu à marquer le déplaisir que cette question de Laurence Ferrari lui causait « Je suis désolé pour vous que vous soyez la porte-parole du fils de Kadhafi, franchement, je vous ai connue dans un meilleur rôle », a-t-il dit.

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Répondant à une question sur « les affaires qui auraient émaillé le quinquennat dans une succession inédite » (Karachi, Woerth-Bettencourt ou l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie…), Nicolas Sarkozy a égrené à son tour la liste des les scandales que d’autres présidences que la sienne ont connu.

Nicolas Sarkozy a souhaité que Marine Le Pen réussisse à avoir ses parrainages pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. « Clairement, je souhaite qu'elle puisse avoir ses parrainages. Je considérerais que ce serait un problème si elle ne les avait pas », a déclaré le président-candidat.

Concernant Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy a jugé que ce n’était pas à lui de l’appeler à le rejoindre : « Dominique de Villepin est un homme qui a de grandes responsabilités. C'est à lui de décider ce qu'il fera et ça n'est pas à moi à lui demander, et quoi qu'il fasse je respecterai ce choix », a conclu le chef de l'Etat.

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