Nicolas Sarkozy sur Facebook
Nicolas Sarkozy sur Facebook © Radio France

L'ancien président, mis en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, s'est exprimé pour la première fois via un message sur Facebook. Il y dénonce une décision "injuste et infondée" mais "ne réclame aucune traitement particulier".

On attendait une conférence de presse, une interview au 20h ou un communiqué : mais c'est finalement sur son compte Facebook que Nicolas Sarkozy a réagi à sa mise en examen, jeudi dernier, dans l'affaire Bettencourt.

Une mise en examen "injuste et infondée" , selon l'ancien président, qui commence par "remercier du fond du coeur tous ceux qui ont tenu à [lui] témoigner leur confiance" . Il poursuit :

Je veux affirmer qu’à aucun moment dans ma vie publique, je n’ai trahi les devoirs de ma charge. Je vais consacrer toute mon énergie à démontrer ma probité et mon honnêteté. La vérité finira par triompher.

Laisser la justice faire son travail

L'ex-chef de l'État, s'il affirme avec véhémence son innocence dans cette affaire, prend toutefois quelques distances avec certains de ses soutiens (Henri Guaino ou Claude Guéant en tête), qui contestaient l'indépendance de la décision du juge Gentil. "C’est parce que j’ai confiance dans l’Institution judiciaire que j’utiliserai les voies de droit qui sont ouvertes à tout citoyen." , explique-t-il, assurant qu'il "ne réclame aucun traitement particulier si ce n'est celui de tout citoyen d'avoir le droit à une justice impartiale et sereine" .

Pourquoi ce message ? L'analyse de Carine Bécard.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi dernier pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, par le juge bordelais Jean-Michel Gentil. Il est soupçonné d'avoir profité de la "faiblesse" de la milliardaire Liliane Bettencourt pour lui soutirer de l'argent.

En une heure, le message de l'ancien président sur Facebook a été partagé par 2.000 personnes et "liké" par 17.000 internautes.

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