[scald=68871:sdl_editor_representation]GIMONT, Gers (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé mardi que le gouvernement travaillait à la mise en place d'une nouvelle clause de sauvegarde pour interdire la culture du maïs transgénique Monsanto 810, invoquant pour cela la protection des consommateurs.

"Le gouvernement français maintient et maintiendra son opposition à la culture du maïs Monsanto 810 sur notre territoire", a-t-il dit lors d'un déplacement dans le Gers sur le thème de l'agriculture.

"Je crois à la recherche, je crois au progrès, je crois à la nécessité de donner aux agriculteurs les moyens de développer leur productivité, mais je pense aussi que tout doit être fait pour maintenir la confiance du consommateur", a ajouté le chef de l'Etat lors d'une table ronde organisée à Gimont, près d'Auch.

Le Conseil d'Etat a suspendu lundi des arrêtés de 2007 et 2008 interdisant la mise en culture des semences de maïs Monsanto 810, jugeant que les conditions n'avaient pas été réunies pour permettre au gouvernement français de prendre de telles décisions dérogeant à une règle européenne.

Nicolas Sarkozy a indiqué que les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, travaillaient à "explorer toutes les pistes permettant la mise en place d'une interdiction pratique de la culture du Monsanto 810 via une nouvelle clause de sauvegarde fondée sur des éléments scientifiques".

Dès lundi, Bruno Le Maire avait estimé qu'il restait "trop d'incertitudes sur les conséquences sur l'environnement de cette culture" et que le gouvernement examinerait "tous les moyens qui permettront de ne pas cultiver le maïs Monsanto 810 sur notre territoire".

Pour Nicolas Sarkozy, "la recherche, l'amélioration de la productivité, c'est essentiel pour l'agriculture française, il ne s'agit pas de fermer la porte au progrès."

"Mais nous avons pas le droit de faire prendre des risques à la santé des consommateurs et des agriculteurs".

Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet

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