Nathalie Kociuscko-Morizet, ce soir dans "Tous Politiques"
Nathalie Kociuscko-Morizet, ce soir dans "Tous Politiques" © Radio France / Capture d'écran

Nathalie Kosciusko-Morizet maintient sa volonté de s’affirmer comme une troisième voie dans la course à la présidence de l’UMP, face aux deux favoris que sont François Fillon et Jean-François Copé. Même si elle ne dispose pas, pour l’instant, du quota de 7.294 parrainages de militants nécessaires pour déposer une candidature. « J’ai encore besoin de parrainages, je mets le turbo pour les avoir. Je suis très déterminée, j’ai fait campagne tout l’été en caravane sur les lieux de vacances » explique-t-elle :

L’ex-ministre semble donc peiner à trouver le nombre adéquat de parrainages, même si elle affirme qu’il serait injuste qu’elle ne les obtienne pas alors qu’elle figure actuellement en troisième position dans les sondages ; alors que Xavier Bertrand, qui ne s’est pas encore déclaré candidat, affirme, lui, les avoir recueillies. « Moi, j’ai une démarche claire : depuis le début de l’année, je suis candidate. Je trouve complexe l’idée de rechercher les parrainages sans être candidat » , affirme-t-elle.

La réciprocité comme thème de campagne

Au niveau de l’organisation du parti, NKM propose un processus de « décentralisation » : « Le parti est trop centralisé. Cela avait du sens pour une élection présidentielle. Le parti a été construit très centralisé parce qu’il a été construit pour une présidentielle, au moment où l’on passait au quinquennat » , explique la députée-maire de Longjumeu. Résultat : douze propositions pour mettre fin à cette centralisation du parti. Des idées qui semblent inspirer les autres candidats : « J’observe que cette position a été largement reprise depuis », affirme-t-elle. « François Fillon a écrit une lettre pour proposer la décentralisation du parti il y a quelque jours, Jean-François Copé l’a évoqué hier : c’est une chance. Les bonnes idées sont faites pour être reprises » , ajoute Nathalie Kosciusko-Morizet.

Quid des débats de fond ? La candidate souhaite voir s’affronter des visions de la société plutôt que des listes de mesures politiques. Elle défend, pour sa campagne, l’idée de réciprocité : le sentiment que certains reçoivent plus qu’ils ne donnent. Ce concept de réciprocité pourrait donc se poser comme thème central de sa campagne :

Quant à la position de l’UMP par rapport au Front National, elle doit être claire : « Pas d’alliance avec le FN » , assure Nathalie Kosciusko-Morizet. « Quand on est militant UMP, on sait pourquoi on n’est pas militant FN » . Elle demande même une grande fermeté, et notamment des sanctions, vis-à-vis de ceux qui prendraient, au sein de l’UMP, des libertés avec cette position.

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