On pensait l'affaire terminée, le temps de l'apaisement devait être pour demain, après l'intervention de Nicolas Sarkozy. La solution ? Un vote interne des militants pour déterminer si oui ou non il faut revoter pour élire le président de l'UMP. Perdu : Jean-François Copé refuse ce matin d'organiser ce vote.Car pour le président proclamé de l'UMP, "la ligne rouge a été franchie" avec la publication officielle de la déclaration du groupe Rassemblement-UMP. Cette création devait être un simple moyen de pression en attendant un geste de la part de Jean-François Copé. Le fait que le groupe se concrétise a visiblement agacé le rival de François Fillon.

"À partir du moment où il y a un groupe parlementaire publié au Journal officiel, dissident, c'est à dire exactement l'inverse de ce qu'on a évoqué, je crois que chacun maintenant comprend ce qu'il faut comprendre" , lance Jean-François Copé. Il demande d'ailleurs à François Fillon de retirer son groupe avant 15h ce mercredi. Une cinquantaine de députés UMP réclament la même chose.Il faut dire que dans les couloirs de l'Assemblée, la création de ce groupe a créé une situation particulièrement tendue...Julie Marie-Leconte a passé la journée d'hier dans les couloirs du palais Bourbon.

Les deux leaders s'étaient pourtant mis d'accord hier, premier signe d'apaisement en dix jours de crise au parti de droite.

Avec ce nouveau rebondissement, la crise risque de prendre encore de l'ampleur. Certains élus sont furieux face à cette situation. C'est le cas du député de la Marne, Arnaud Robinet. Il a appris en direct sur France Inter la décision de Jean-François Copé...

Écoutez sa réaction :

Avec l'officialisation du Rassemblement-UMP, le visage de l'Assemblée nationale va donc changer : sur les 194 députés UMP, 68 ont suivi François Fillon.

Fillon crée un groupe à l'Assemblée
Fillon crée un groupe à l'Assemblée © IDÉ
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.