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Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné à Twitter de communiquer les données permettant d'identifier les auteurs de tweets racistes ou antisémites. Le réseau social américain avait été assigné en référé par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et plusieurs autres associations après la diffusion en octobre de tweets antisémites. On pouvait trouver des mots clés comme #unbonjuif et #unjuifmort. La plateforme de microblogging avait alors immédiatement retiré ces tweets litigieux.

Mais début janvier, rebelote. D'autres tweets injurieux apparaissent, avec les mots clés #unbonnoir et #siJetaisNazi.

Un dispositif de contrôle spécial France

Les associations ont donc été entendues par la justice. Elles réclamaient alors les données permettant d'identifier les auteurs de tweets litigieux, afin de pouvoir les poursuivre devant les tribunaux. Elles souhaitaient également la mise en place d'un dispositif efficace permettant aux utilisateurs de signaler au réseau social les contenus illicites "tombant sous le coup de l'apologie des crimes contre l'humanité et de l'incitation à la haine raciale". Là aussi, la justice est allée dans leur sens : elle ordonne à Twitter "de mettre en place dans le cadre de la plateforme française" un dispositif "facilement accessible et visible".

La réaction de maître Stéphane Lilti, l'avocat des plaignants

__ ### "La chasse aux sorcières" Sur twitter, les premières réactions n'ont pas tardé. "La chasse aux sorcières commence... ", écrivait @Zestryon. TGI comme "Très Grand Inquisiteur?", ironisait de son côté @luigipas."Bravo!", se félicitait en revanche @MagalisansE. "La victoire de l'UEJF oblige Twitter à prendre ses responsabilités. La protection des données s'arrête là où s'ouvrent haine et bêtise", estimait @kevinsellem. SOS Racisme aussi s'est "félicité" de cette décision qui "ouvre la voix à la fin du sentiment d'impunité des auteurs de propos racistes et antisémites sur internet". Pour la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), cette décision "crée une avancée décisive dans le combat contre les infractions racistes, antisémites et homophobes sur Internet".
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